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Articles

Affichage des articles du mai, 2022

Mamie Luger (Benoît Philippon)

Respect Je rejoins avec enthousiasme un avis général très positif sur ce roman de Benoît Philippon, écrivain que je découvre pour l'occasion. Auteur de roman noir selon Wikipedia, auteur de roman truculent selon Sorel 😜, il a clairement le don pour écrire avec beaucoup d'esprit un récit au ton décalé qui sonne plus vrai que nature. De quoi ravir le lecteur. L'histoire de Berthe, 102 ans au compteur et fanatique de la gâchette, est clairement réjouissante. D'emblée, l'empathie pour elle est totale et a contrario proche de zéro pour ses victimes dont on a plaisir à voir le caquet rabattu en passant de vie à trépas. Même s'il est écrit sur le ton de l'humour par un homme, Mamie Luger m'est apparu comme un roman féministe. Le petit défaut du scénario est peut-être l'accumulation tout au long de la longue vie de Berthe de situations qui se ressemblent. Le point d'orgue est à mon avis le tête à tête de cette mamie sans petits-enfants face à Mouss, le

Einstein, le sexe et moi (Olivier Liron)

Encyclopédie En refermant Einstein, le sexe et moi  d'Olivier Liron, ma première pensée a été : dans notre monde aux attentes standardisées, ça vaut peut-être le coup de ne pas être dans la norme, la différence permettant de développer des qualités que l'on n'aurait pas sinon. Je ne parle évidemment que purement théoriquement puisque les inconvénients dépassent bien sûr les avantages et l'auteur nous le démontre en évoquant, de façon saisissante bien que succincte (le fait-il dans ses autres livres ?), des horribles brimades qu'il a subies une bonne partie de sa vie, principalement à l'école. La nature malveillante d'un certain nombre d'entre nous face à la différence fait froid dans le dos. Pourtant, ça m'aurait plu de tout connaître sur la botanique, le radeau Kon-Tiki ou les nombreuses variétés de mésanges, de gagner à Questions pour un champion , d'écrire de façon juste et simple, avec rythme et humour. Bref, d'être un être humain un peu

Demain est une autre nuit (Yann Queffélec)

Obscurité Autant le dire tout de go, je suis complètement passé à côté de ce roman de Yann Queffélec. Le pitch était alléchant, d'où mon craquage en librairie, mais je ne suis jamais parvenu à entrer dans le face-à-face de deux frangins qui se retrouvent dans une chambre d'hôpital plus de trente ans après s'être perdus de vue. Comment cela se fait-il alors qu'ils étaient cul et chemise dans leur jeunesse ?  Quelques centaines de pages plus tard, je ne le sais toujours pas car la narration déstructurée, les répliques entremêlées, les réflexions intérieures obscures m'ont demandé trop d'efforts et autant au début, je tenais le coup, autant ensuite je me suis clairement découragé. J'ai fini le livre sans piger l'épilogue, je crois que c'est la première fois que ça m'arrive. Cela ne présuppose évidemment en rien la valeur intrinsèque du roman. Le Livre de Poche Un homme ne vieillit pas à cinquante ans comme à, disons : soixante-neuf. A cinquante, il