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Articles

Affichage des articles associés au libellé #3 Sorel

Spécimen (Pauline Clavière)

  Mais pas exemplaire  "Ne point trop en dire et se laisser surprendre par le dénouement", voilà en substance le message de celles et ceux qui, ici ou ailleurs, m'ont influencé pour lire le dernier roman de Pauline Clavière. Et, en effet, on est troublé par ce thème difficile dans la droite ligne des préoccupations actuelles de la société. "Spécimen" ressemble à un thriller social, intime et psychologique entre quête de soi-même et enquête judiciaire avec procès à la clé. Et le twist, logique mais pas moins saisissant, est le bienvenu car il rassemble le puzzle et explique beaucoup des ressorts du récit. J’aurais trouvé intéressant d'entrer plus avant dans la tête du spécimen en question car quand bien même la narration passe d'un personnage à l'autre, elle privilégie certains autres protagonistes. Il faut dire que c’est une entreprise bien délicate pour un écrivain d’adopter le point de vue d’un tel accusé. Pauline Clavière le fait avec subtilité e...

Les adieux à la reine (Chantal Thomas)

C’est plus Versailles ici Chantal Thomas, auteure adepte du 18ème siècle, intègre l’intrigue de son roman Les adieux à la reine  aux journées du 14 au 16 juillet 1789 à Versailles. La rumeur puis la confirmation de la prise de la forteresse de la Bastille par la foule parisienne, provoque un vent de panique (ou d’espoir pour les domestiques) dans les couloirs du château royal. La vérité historique semble avoir été assez respectée et cela même si l'auteure brode autour de celle-ci, une intrigue romanesque. La narratrice est le personnage fictif d’Agathe-Sidonie Laborde, lectrice de Marie-Antoinette, fascinée par la souveraine, elle-même très attachée à sa favorite Gabrielle de Polignac. Aussi détestée que le roi est aimé, elle souhaite s'exiler, au moins momentanément. Louis XVI en décidera autrement … Au delà des enjeux intéressants d’une cour assommée par les évènements et qui sent le vent tourner, ce qui m'a personnellement plu, c'est la proposition d’immersion dans ...

Tous les jours, Suzanne (La Grande Sophie)

  Pourtant je te parle Je me targue de suivre La Grande Sophie depuis son premier album, avant son succès, d'avoir au cours des années, fait de ses concerts des rendez-vous familiers, peut-être un peu moins ces dernières temps, je l'avoue, car d'autres artistes ont émergé et occupé médiatiquement l'espace. Alors quand je la croise dans un salon du livre et qu'elle rédige une tendre dédicace avec un feutre de couleur, je replonge aussitôt dans la marmite de sa musique et me régale de son livre autobiographique. Elle l'a construit sous forme épistolaire à l'attention de Suzanne, originellement héroïne d'une de ses chansons, une amie imaginaire, une confidente à qui elle raconte son enfance, ses rêves, son début de carrière, le succès qui survient, le temps qui passe, ses doutes sur l'industrie musicale, et tout ce qui lui tient à coeur de raconter. Une très belle idée que ce format et son angle d'écriture à la fois chronologique mais pas trop, comm...

L'étranger (Albert Camus)

  Démonstration par l'absurde C’est sûr qu’à  16 ans ou à 55 ans on ne lit pas «  L’étranger »   de la même façon.  Adolescent, le roman m’était apparu inintéressant bien que facile à lire. L’illustration de l'absurdité par Albert Camus était bien trop abstraite. 40 ans après,  la lecture a cette fois-ci été fascinante. Il n’est pas utile de  paraphraser ce qui a été écrit mille fois sur ce classique du 20ème siècle mais c’est vrai que  l'écriture blanche de l'auteur reflète remarquablement bien la forme d'indifférence au monde que le héros affiche avec un naturel touchant. Puis il y a sa perplexité face à un  procès surréaliste, pas du tout à la hauteur. Et enfin,  cette fin cathartique et lumineuse quand il consent à se rebeller face à un prêtre si certain de sa vérité. La dernière phrase est puissante.

La chouette a sept jours pour sauver le monde (Mabrouck Rachedi)

  Drôle d'oiseau Attention objet littéraire non identifié et mélange des genres haut en couleurs entre thriller à la tension apocalyptique, peinture sociale coincée dans une faille spatio-temporelle et farce loufoque. L'exercice était périlleux car il fallait y aller pour être crédible et faire en sorte que la mayonnaise prennent avec tous les ingrédients disparates que le roman de Mabrouck Rachedi réunit. Et pourtant, elle prend immédiatement même si, dans mon esprit, le goût qui prend le dessus est celui de la comédie. C'est voulu et assumé compte tenu du titre choisi pour le roman, qui semble nous dire qu’il ne faut pas trop s’attendre à du premier degré. Voyez un peu, un enquêteur à l'intuition légendaire est rapatrié dare-dare de son 19ème siècle natal, via les capacités phénoménales de l’accélérateur de particules du Cern, pour tenter d'arrêter le terroriste qui veut faire péter la planète. Ce postulat absurde n'aide pas le lecteur à croire en la gravité d...

La mort n'existe pas (Stéphane Allix)

Le monde est stone Quand on possède comme moi tout de l'esprit cartésien de notre monde occidental et une confiance quasi aveugle dans la science, il est malaisé de donner son avis sur un tel ouvrage qui prend la forme à la fois de l’enquête, de l’essai et du témoignage. À vrai dire, je l’avais choisi dans l'espoir de dénicher quelques clés pour tenter d’apprivoiser l'idée absurde de sa propre mort, vous savez ce grand néant après le trépas ? Pour ce qui est du nouvel angle sur la mort, le moins qu’on puisse dire c’est que je n’ai pas été déçu. La mort n'existe pas, c'est écrit dans le titre, mais je pensais que c’était une façon de parler, histoire d’adoucir le propos, de consoler le futur défunt qui sommeille en nous. Bien naïf j’étais.  Si on en croit l'auteur et journaliste Stéphane Allix, la mort cérébrale entraîne la disparition de l’égo, c’est à dire la conscience de notre individualité, et conséquemment le passage à une "vie après la vie" où ma...

Ailleurs, chez moi (Douglas Kennedy)

  Chez lui, ailleurs Je connais bien les romans de Douglas Kennedy, ses récits et témoignages un peu moins. Celui-ci m'a tout de suite tenté car il semblait approfondir la relation ambigüe que l’écrivain américain entretient avec son pays et qui transpire dans chacun de ses romans. Les États-Unis sont clairement le sujet de "Ailleurs, chez moi". Avec clarté et sans aucune complexité sociologique ou politique, il explique comment l’Amérique en est arrivée à voir co-exister deux pays en un dans une sorte de préquel de son récent roman Et c'est ainsi que nous vivrons. Dans cette dystopie, les Etats-Unis sont politiquement coupées en deux avec Minneapolis (!) en zone neutre. Compte tenu du titre que l’on peut interpréter de deux façons, et sans être déçu pour autant, je m’attendais à voir l’auteur davantage évoquer sa double nationalité américaine-irlandaise, sa relation avec l’Europe qu’il connaît très bien pour y passer une grande partie de son temps, et donc la dualité...

L'odyssée magique (Jean-François Schwaiger)

  Testé et approuvé La dédicace de l'auteur a eu à peine le temps de séchér que je me suis empressé de lire le cinquième, et dernier en date, recueil de Jean-François Schwaiger, un talenteux conteur de nouvelles douces et pas du tout amères qui puisent leur esprit dans une forme de candeur et de sincérité, ce qui n'empêche pas certaines d'avoir une inspiration littéraire ou d'être un chouilla olé olé (Je valide d'autant plus). Quelques-unes ont eu ma préférence pour leur récit ( La taghounja , Quelle odyssée ! ) et d'autres pour leur chute qui m'a particulièrement plu ( J'tai dans la peau, Un moment de jazz inoublable ). Il n'est pas si facile de choisir parmi les dix histoires courtes de l'auteur doudou qui font du bien à vos nuits si vous en lisez une chaque soir. Testé et approuvé.

L'inconnue du portrait (Camille de Peretti)

  Bouche-trou (de l'histoire de l'art) L’inconnue du portrait dispose de l'accroche parfaite. Si on apprécie un minimum la peinture, un coup d'oeil à la quatrième de couverture et ça y est, on est attrapé. "Le portrait d'une dame", un tableau peint puis repeint à nouveau par Gustav Klimt dans les années 1910 est volé à la fin du siècle avant de réapparaître en 2019 à la porte d’un musée. Et tout cela dans un mystère le plus complet. Camille de Peretti trouve là le prétexte idéal pour écrire un très beau roman en bouchant fictionnellement les trous de l'histoire de l'art. "Le syndrome de Stendhal, c’est le trouble physique et psychologique que peut provoquer une œuvre d’art." Quelques personnages du roman en seront victimes. Avec fluidité, sentiment et ce qu’il faut de poésie, l'auteure bâtit un livre à la fois roman historique, fresque familiale et enquête policière entre New-York et le vieux continent. Le romanesque y est à son com...

Le clan des sept à la grange aux loups (Enid Blyton)

Bibliothèque rose Notre dernière maison de location m’a mis en présence du roman pour enfants « Le clan des Sept à la grange aux loups ». Ni une ni deux, je me suis replongé dans mes sensations d’enfance avec les aventures de 4 garçons, 3 filles et 1 chien. Ca fait 8 protagonistes mais le chien Moustique n'est pas membre du clan, contrairement à Dagobert, membre éminent du "Club des cinq", série beaucoup plus connue et plus mature que les enfants lisaient après celle-ci. Les Sept sont bien élevés et ont bon cœur, ils battent pourtant la campagne pour dénicher des aventures palpitantes quitte à se confronter à des malfaiteurs. J’ai trouvé ça bien ficelé. C’est écrit avec simplicité et avec le charme de la désuétude dans le ton et le vocabulaire puisque la série de 15 volumes a été écrite par Enid Blyton autour des années 50. Des versions remaniées sont probablement sorties pour la jeunesse actuelle car dans ce roman-ci par exemple, les aventures sur le terrain, face au dan...

Un empêchement (Jérôme Aumont)

  Le mari, l'amant et la femme (dans cet ordre) "Je suis l'homme qui a tout perdu. L'homme qui a échoué. Je suis l'homme échoué. Faut-il que je me lève ?". C'est ainsi que commence le premier roman de Jérôme Aumont. Le narrateur a-t-il vraiment tout perdu ? Ne se serait-il pas plutôt trouvé ? Mathieu est attiré par les hommes depuis toujours. Après une première histoire compliquée, il met son mouchoir sur cet aspect de sa vie et épouse Marie, une jeune femme toute à son travail. Vingt ans et un enfant plus tard, il rencontre Xavier. Puis il le perd. Un empêchement est un roman à trois voix. Trois narrations qui racontent la difficulté de devenir soi-même dans une société qui nous propose le chemin tracé de la normalité. Jusqu'à ce que ça casse. L'écriture de l'auteur m'a totalement séduit. D'une grande élégance, Elle véhicule beaucoup d'émotions et raconte avec justesse les pensées intimes et les désirs souterrains de trois êtres se...

Prime time (Maxime Chattam)

  Direct live Lundi soir, milieu de JT, le présentateur du 20 heures de la première chaîne française est pris en otage par un individu masqué qui exige le direct devant le monde entier. La nuit va être longue pour tout le monde, notamment pour Charlène, la jeune cheffe d'édition dans l'obligation de négocier avec le malfaiteur. Prime time  de Maxime Chattam est bien la preuve qu'un thriller peut être un haletant page turner et prendre son temps pour installer son contexte et dérouler son intrigue qui va durer - spoiler - toute une nuit. Ce qui peut lui donner une impression de lenteur et de longueur. Pas pour moi. Son scénario se construit intelligemment autour des arcanes du monde de l'audiovisuel, des détails du déploiement du GIGN ou encore de la psychologie de Charlène, au passé compliqué. Le roman en profite aussi pour proposer une sorte de critique de notre société à travers l'univers impitoyable des médias, le comportement discutable des puissants ou encore l...

Chien 51 (Laurent Gaudé)

  Noir c’est noir Nous sommes à Magnapole, dans la Grèce rachetée par une multinationale toute puissante ou peut-être ailleurs sur un autre territoire dénationalisé … Afin d’enquêter sur un meurtre sordide, un flic de la zone 3 est "verrouillé" à son homologue et donc supérieure de la zone 2. Ce roman est une immersion par les sens dans un monde dystopique et effrayant dont l'atmosphère est remarquablement bien dépeinte mais dont les tenants et les aboutissants sont assez peu expliqués, ce qui le rend particulièrement sombre et mystérieux. Dans mon esprit, l’enquête policière pourtant centrale dans le roman a pris une place presque secondaire, au point de ne pas avoir eu envie de faire trop d'efforts pour reconstruire le puzzle des faits et celui des liens entre les nombreux protagonistes du drame.  J’en ai de loin préféré l’ambiance : juste, noire, à la fois tranchante et lyrique sous la plume de l'extraordinaire conteur qu’est Laurent Gaudé dont les mots s'i...

La déroute (Emma Pattee)

  Contrecoup Annie, une jeune américaine de la côte ouest des États-Unis, est enceinte de neuf mois. Alors qu'elle fait des achats dans un magasin de la périphérie, un énorme tremblement de terre terrasse sa ville de Portland, Oregon. Et très probablement une zone beaucoup plus large mais les protagonistes comme le lecteur sont dans l'ignorance puisque l'auteure focalise uniquement sur le point de vue d'Annie et celui indirect des quelques personnes désemparées qui croisent son chemin. Sans moyen de communication, dans une ville dévastée, elle n'a qu'une idée en tête : retrouver son mari et mettre son bébé à naître en sécurité. La déroute est une très belle surprise qui m'a un peu pris à contre-pied. À la place du livre escompté proche de la dystopie avec une dose certaine d'action pure, on est en réalité plutôt dans le roman intime. À l'occasion d'un contexte particulièrement dramatique, les angoisses existentielles sur le couple, la maternité,...

L'ombre du vent (Carlos Ruiz Zafón)

  Pas d'amour sans mystère Rien que pour la poésie de son titre, on a envie de se plonger dans L'ombre du vent ... C'est aussi ainsi que s'appelle l'une des œuvres d'un certain Julián Carax que Daniel, jeune garçon barcelonais au milieu du 20ème siècle, déniche dans le "cimetière des livres oubliés", une bibliothèque secrète qu'il tient de son père qui le tient de son père ... Commence alors pour lui une quête obsessionnelle pour découvrir ce qu'il est advenu de l'auteur. Pourquoi un homme terrifiant et insaisissable souhaite-t-il se procurer tous les exemplaires des romans de Carax pour ensuite les détruire ? Au carrefour du policier, de la fresque historique, du mystère à l'ambiance gothique ou encore de la romance, ce grand récit romanesque foisonne de personnages et de rebondissements dans une Barcelone sombre et fantasmée. Il est d'une grande poésie un peu dark et torturée malgré l'omniprésence de sentiments positifs comme ...

Les corps conjugaux (Sophie de Baere)

  Alchimie fatale Quand l’expression « Il vaut mieux ne rien savoir » prend tout son sens ... Le second roman de Sophie de Baere aborde un sujet on ne peut plus épineux qui met tout le monde mal à l’aise et pour cause. Face au sort d’Alice, Jean et Charlotte, nous sommes tous bien en peine de deviner comment nous réagirions à leur place. Et de fait, à la lecture du roman, les réactions des personnages face à l’adversité me sont parfois apparues excessives. Sans compter certaines ficelles un peu invraisemblables.  Pourtant, en y réfléchissant après coup, elles s’avèrent plutôt réalistes tant il est dans la nature humaine de naviguer, parfois avec difficulté et rudesse, dans l’ambivalence et d’un extrême à l’autre, chacun à sa manière. L’écriture de toute beauté m’a bien sûr rappelé « Les ailes collées » de la même auteure, l’un des très grands coups de cœur de ces dernières années. Le Livre de poche On peut polir les mots mais pas les silences. Ils nous échappent et nous révèle...

La psy/Never lie (Freida McFadden)

La femme déménage Tricia et Ethan, jeunes mariés en pleine recherche d’un futur foyer, sont bloqués par la tempête dans une grande maison isolée, propriété d’une célèbre psychiatre mystérieusement disparue. Alors qu’Ethan gère la situation avec philosophie, Tricia a la désagréable sensation que le lieu n’est pas aussi vide qu’il n’y paraît. Je souhaitais me remettre à lire en anglais et j’ai volontairement choisi « La psy » (« Never lie » dans sa version anglaise), un thriller soft a priori facile à lire. Le choix a été le bon avec Freida McFadden puisqu’elle écrit plutôt simplement. On en rend d’autant mieux compte en la lisant en version originale. La force de cette auteure est de savoir surprendre en ménageant un rebondissement dans la dernière partie de l’histoire pour frapper fort, quitte à demander à ses lecteurs d’être raisonnablement peu regardants sur la vraisemblance globale de l’intrigue (en l’occurrence ici, il faudrait relire le roman une seconde fois pour savoir s’il tien...

Un garçon d'Italie (Philippe Besson)

  Triptyque amoureux Luca, un jeune Florentin retrouvé mort dans l'Arno, assiste à sa manière, c'est à dire de l'au-delà, au désarroi d'Anna l'officielle et de Léo le prostitué, les deux êtres les plus importants de feu son existence qui ne se sont jamais rencontrés. Et pour cause. Trois points de vue sur la même histoire. "Ils raconteront un histoire et nous en aurons vécu une autre" Quelle belle idée de faire parler un homme qui n'est plus là. Ses émotions bien vivantes et celles de ses deux amoureux sont évoquées avec la délicatesse habituelle de l'auteur par quelques mots bien posés qui disent l'amour, le désir, la tristesse, la stupéfaction, la colère, la honte, le détachement et j'en passe.  Un roman de l'été qui est passé tout seul, un chinotto à la main.   Pocket - page 127 Ils vont accéder à l'envers du décor. Ils constateront que je n'étais pas seulement ce jeune homme éblouissant, admirable qui les arrangeait tant, ce...

Bel-Ami (Guy de Maupassant)

  Orgueil et avidité Guy de Maupassant est un auteur très plaisant à lire. Son Bel-Ami  est un roman du 19ème siècle mais son écriture m’apparaît légère, mordante, raisonnablement soutenue, en un mot moderne. Il dépeint avec talent et apparemment lucidité le monde de l'édition et son microcosme mondain dans les années 1880 sous l'angle de Georges Duroy, un ambitieux jeune homme fraichement débarqué de Normandie. Pour Georges, tous les moyens sont bons pour obtenir sa place au soleil à Paris malgré une modeste condition sociale et une intelligence dans la moyenne. Son charme et sa figure avenante remportant tous les suffrages auprès de la gente féminine et accessoirement chez quelques collègues hommes, il ne va pas hésiter à profiter de son statut de joli coeur. Ce personnage à la fois aimable et repoussant est très bien écrit car il glisse graduellement, au fur et à mesure de ses conquêtes, de garçon plein de doutes à arriviste sans foi ni loi sans que cela ne gène plus que ça...

Numéro deux (David Foenkinos)

  Biographie non autorisée Tourner les pages d'un roman de David Foenkinos, c'est l'assurance de passer un doux moment de lecture au charme simple et aux formules justes qui font mouche. C'est le cinquième roman de l'auteur que je découvre et il déniche souvent une histoire originale avec un angle bien à lui qui sera l'occasion d'une petite leçon de vie. Dans Numéro deux , il s'attaque en quelque sorte à la biographie non autorisée, et largement inventée, d'un jeune anglais qui dans la "vraie vie" s'est retrouvé coiffé au poteau par Daniel Radcliffe au moment du casting de Harry Potter avec le succès au cinéma que l'on connait. On dit qu'il n'y a rien de plus difficile que de perdre en finale et en effet le jeune Martin, notre numéro deux, va vivre cette douloureuse désillusion comme un énorme caillou dans la chaussure très difficile à retirer. Heureusement avec David Foenkinos, la lecture reste légère et les épreuves n'...