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Affichage des articles associés au libellé - Bandes dessinées

Peau d'homme (Hubert et Zanzim)

  La recette de l’amour Peau d’homme … le titre de cette bande dessinée à la référence évidente et sa couverture évocatrice annoncent la couleur. Elle va aborder les brûlants sujets de l'orientation sexuelle, de la condition féminine, du sectarisme religieux ou encore des dérives totalitaires dans une fable médiévale qui met en scène Bianca, une noble jeune femme en passe de se marier. Quoi de mieux pour découvrir Giovanni, son futur époux, que de revêtir un habit de jeune homme qui se transmet dans la famille de mère en fille pour devenir Lorenzo le temps d'une nuit ou de quelques jours ? La morale de l'histoire et les dialogues sont bien sûr anachroniques mais on bien compris que tout est dans la métaphore et grâce aux dessins simples et expressifs, la parabole est réussie et le message génial.

Le prof qui a sauvé sa vie (Albert Algoud et Florence Cestac)

  Collège blues Les bandes dessinées, ce n'est pas trop mon truc mais j'ai fait l'acquisition de celle-ci car je fais partie des élèves de 3ème à qui Albert Algoud a enseigné le français dans un collège de région parisienne dans les années 80 après son expérience de professeur en Haute-Savoie. À nous aussi, il nous a fait regarder Elephant man de David Lynch qui m'a énormément impressionné, pour ne pas dire traumatisé. C'était clairement un professeur moins académique que les autres, avec une liberté de paroles qui, à coup sûr, a marqué la plupart de ses élèves. Le récit de sa vie de prof avant d'être "sauvé" par la télévision est plein de drôlerie. Les dessins expressifs de Florence Cestac y sont aussi pour beaucoup. Je suis tout content d'avoir cet exemplaire en ma possession.

Le combat des chefs (René Goscinny et Albert Uderzo)

  Lancer de menhir Dernière trouvaille des Romains de Babaorum : capturer Panoramix puis provoquer, selon la tradition gauloise, un "combat des chefs". Privé de la potion magique, Abraracourcix devrait se battre contre le chef survitaminé d'un village "gallo-romain" voisin et, en cas de défaite, lui céder le village d'irréductibles Gaulois. C’est bien sûr compter sans la maestria d’Astérix et Obélix qui vont éviter l'enlèvement du druide. La manie d'Obélix de lancer du menhir à tout-va les mettra quand même dans l'embarras. Cet album avait ma préférence quand j'étais enfant. Je me souviens que j'aimais bien quand Astérix ne partait pas en expédition dans des contrées lointaines, comme l'Égypte ou l'Hispanie, aux moeurs bien moins gauloises. Astérix et son ami Obélix vivaient de tout aussi excitantes aventures en restant au village et dans ses alentours. C'est une bien étrange chose que de parcourir trente ans après une BD lue,...

Zaï zaï zaï zaï (Fabrice Caro)

  Woho woho J'aime ce titre dont on ne comprend le sens qu'au dernier dessin (en fait l'avant-dernier pour être précis, le dernier étant hilarant aussi), un titre aussi absurde que le scénario de la bande dessinée de Fabcaro. Zaï zaï zaï zaï ou l'histoire, qui certes ne va pas très loin, d'un homme poursuivi par la police et les médias car il se présente à la caisse d'un magasin en ayant oublié sa carte de fidélité dans son autre jean mis au sale. Rien que ça, ça vaut toutes les idées du monde. On aperçoit déjà la moquerie sous-jacente de la société qui se profile, à notre plus grand plaisir. Je crois que ce que j'ai préféré par dessus tout, c'est la structure des planches indépendantes les unes des autres qui déploient l'histoire en petits sketchs souvent saugrenus et encore plus souvent drôles. Bravo Fabcaro. 6 pieds sous terre éditions

L'Arabe du futur 1 (Riad Sattouf)

Vu d'en bas Ai-je aimé ou non cette bande dessinée qui apparemment a fait un carton ? Au moment de coucher ces mots, j'aurais clairement tendance à dire que non. Je n'espérais rien de spécial en lisant cet ouvrage, mais si j'avais eu envie de découvrir la tendre et nostalgique chronique des souvenirs de Riad Sattouf, sans nul doute j'en aurais eu pour mes frais. Bringuebalé par un père syrien idéaliste et machiste et une mère française suiveuse, le petit Riad va connaître le déracinement très tôt dans la Lybie de Khadafi et la Syrie d'el-Assad. La patrie de son père, notamment, n'est pas le pays de cocagne et sa famille le parfait havre de stabilité, même si l'amour ne manque pas. Nonobstant la situation politique actuelle, le moins qu'on puisse dire en refermant le livre, c'est qu'on a pas envie de sauter dans un avion pour Damas. A sa décharge, l'ouvrage a le gros avantage de réaliser la peinture, sans concession et donc intéres...

Chlorophylle, intégrale tome 1 (Raymond Macherot)

Quel lérot ! Récemment, tandis que je flânais dans un magasin de bandes dessinées, je suis littéralement tombé en arrêt, comme choqué, devant un album de Chlorophylle. On peut dire sans se tromper, alors que j'avais tant aimé à l'époque emprunter ses albums à la bibliothèque municipale, que j'avais complètement oublié ce petit lérot de mes lectures d'enfant avec sa bouille sympathique affublé d'un œil au beurre noir. Il n'en fallait pas plus pour que je fasse l'acquisition de ses premières aventures que Le Lombard a eu la bonne idée de regrouper dans un beau libre relié avec du papier de qualité tout en conservant le visuel vintage de l'époque. Le tome 1 de l'intégrale présente aussi l'auteur Raymond Macherot et le contexte des cinq premières histoires de Chlorophylle créées dès 1954 dans l'édition belge du journal de Tintin. Avec Chloro, pas de dialogues infantilisants mais des énigmes à résoudre et un certain souffle ...

Le journal de mon père - Jirô Taniguchi

Je ne suis pas adepte de la bande dessinée. J'en lis une de temps en temps quand l'occasion se présente et là, l'occasion s'est présentée lors qu'on m'a offert 'Le journal de mon père' du japonais Jirô Taniguchi.   Le héros Yoichi, qu'on imagine avoir la trentaine, rentre dans sa vie natale pour dire adieu à son père décédé. Il n'était pas revenu depuis de longues années et se remémore avec sa famille, lors de la veillée funèbre, son enfance et pourquoi il avait fui à Tokyo.   C'est un manga en noir et blanc que j'ai lu rapidement car il n'est pas très long et il est sobre et aéré. L'histoire difficile, mais sans conflit ouvert, de la relation entre un père et son fils est émouvante et sincère. L'absence de la mère et une retenue toute nippone (me semble-t-il) en est la cause. Ce fut une lecture agréable et dépaysante, même si pas excessivement originale.

Aya de Yopougon - Marguerite Abouet et Clément Oubrerie

  Conseillé par mes collègues, j'ai lu les deux premiers albums des aventures familiales, amicales et amoureuses en BD d'Aya, une jeune femme ivoirienne d'Abidjan et de ses copines Adjoua et Bintou. Je ne suis pas un adepte de la BD donc je ne peux pas trop comparer mais c'est très sympa à lire car on est plongé dans l'ambiance africaine. Les dialogues reproduisent le parler local. Les créateurs ont voulu monter, j'ai l'impression, que les choses ne sont pas très différentes des deux côtés de la Méditerranée. A la fin du 2ème album, on a envie de lire le 3ème qui sort en fin d'année.