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Affichage des articles associés au libellé Douglas Kennedy

Ailleurs, chez moi (Douglas Kennedy)

  Chez lui, ailleurs Je connais bien les romans de Douglas Kennedy, ses récits et témoignages un peu moins. Celui-ci m'a tout de suite tenté car il semblait approfondir la relation ambigüe que l’écrivain américain entretient avec son pays et qui transpire dans chacun de ses romans. Les États-Unis sont clairement le sujet de "Ailleurs, chez moi". Avec clarté et sans aucune complexité sociologique ou politique, il explique comment l’Amérique en est arrivée à voir co-exister deux pays en un dans une sorte de préquel de son récent roman Et c'est ainsi que nous vivrons. Dans cette dystopie, les Etats-Unis sont politiquement coupées en deux avec Minneapolis (!) en zone neutre. Compte tenu du titre que l’on peut interpréter de deux façons, et sans être déçu pour autant, je m’attendais à voir l’auteur davantage évoquer sa double nationalité américaine-irlandaise, sa relation avec l’Europe qu’il connaît très bien pour y passer une grande partie de son temps, et donc la dualité...

Les hommes ont peur de la lumière (Douglas Kennedy)

  L’ombre et la lumière Avant de commencer la lecture de l’avant-dernier livre de Douglas Kennedy, on m'avait prévenu : l'auteur tourne autour du pot, l'histoire met du temps à démarrer et dans le genre roman noir, on repassera. Je ne m’en suis pas soucié car j’aime ses romans justement pour ces raisons et j'ai évidemment aimé celui-ci aussi. Nous ne sommes pas ici pas dans un thriller de fou, c’est certain mais il y a une montée progressive de l’intrigue avec une explication de texte bienvenue autour du sujet de l’avortement. L’auteur installe le contexte et palabre à bon escient sur le quotidien du personnage principal, conducteur pris en otage économique par Uber. Il dresse surtout, comme à son habitude, un portrait amer de son pays aux idées de plus en plus polarisées et raconte l'affrontement ouvert entre pro-lifes et pro-choices, une démonstration qui peut sembler caricaturale mais qui ne l'est pas. Et puis, ce qui me plaît aussi, c’est qu’il nous laisse l...

Et c’est ainsi que nous vivrons (Douglas Kennedy)

  Guerre froide À la librairie La bicyclette bleue , Douglas Kennedy précisait que son nouveau roman ne sortirait aux États-Unis qu'en 2024. Après les primaires de l'élection présidentielle ? Le sujet de ce roman d'anticipation ou de dystopie, je ne sais pas quel terme convient, est en effet "touchy". Nous sommes en 2045, la sécession des États-Unis a eu lieu une dizaine d'années auparavant. Les états anciennement démocrates forment un pays progressiste dont la liberté est pourtant limitée par une surveillance immodérée, tandis qu'une théocratie inflexible règne sur les "flyover states", ces états au centre du pays acquis aux idées du parti républicain. Vous l'avez compris, Douglas Kennedy nous décrit ce que pourrait devenir son pays, et par extension notre monde, si l'actuelle accentuation de la polarisation des idées prenait un tour ... définitif. Comme à son habitude, Kennedy est le meilleur quand il décrit, dissèque et analyse les res...

Isabelle, l'après-midi (Douglas Kennedy)

  French garçonnière Dans  Isabelle, l'après-midi ,  Douglas Kennedy utilise la même recette que pour sa précédente trilogie  La symphonie du hasar d , celle de la chronique au long cours. Cette fois-ci, il choisit de suivre entre les années 1970 et les années 2000, le destin intime d'un jeune Américain tombé fou amoureux d’une Française. Isabelle, Parisienne mariée et plus âgée, le reçoit certains après-midi de la semaine dans son appartement de la rive gauche. Quand les Françaises restent des Françaises mais que les conventions sociales sont plus fortes que tout le reste ... Avec son habituel talent pour les récits intimes, son sens aiguisé de la critique sociologique, française comme américaine, et juste ce qu'il faut de clichés, Kennedy raconte cette passion contrariée, faite de compromis et de faux-semblants. Pour le jeune homme, il faut pourtant bien la vivre jusqu'au bout, sa romance à Paris, plutôt que ne pas la vivre du tout. Un roman juste, incisif et...

La symphonie du hasard - livre 3 (Douglas Kennedy)

On ne choisit pas sa famille Me voilà arrivé au terme de la trilogie La symphonie du hasard . Le doute n'est plus possible : Douglas Kennedy a voulu réaliser, de la fin des contestataires années soixante jusqu'au milieu des années quatre-vingt et son contre-pied reaganien, une sorte de peinture impressionniste des États-Unis. Il le fait à travers le prisme du clan Burns, famille dysfonctionnelle au possible, chacun de ses membres épousant les époques à sa manière et à son rythme. Comme presque toujours, l'auteur américain en profite pour faire une subtile, mais non moins acérée, critique de l'Amérique et ça lui va bien tant il sait brillamment mêler la petite histoire à la grande Histoire. Alice Burns est de retour au pays après sa dramatique expérience irlandaise. Elle tente de revivre, se protège du monde, termine ses études, entre dans la vie active, fait des rencontres etc ... Ici, comme pour les deux premiers livres, l'auteur raconte beaucoup de choses,...

La symphonie du hasard - livre 2 (Douglas Kennedy)

Alice au pays de la Guinness Le livre 1 de La symphonie du hasard scellait mes retrouvailles avec l'écriture prenante de l'auteur américain que j'ai tant lu par le passé. Parallèlement à ce plaisir non dissimulé, un soupçon de perplexité sur l'intérêt du sujet même de sa nouvelle œuvre m'avait gagné. Qu'a donc cette jeune Américaine de particulièrement intéressant pour qu'on suive son parcours personnel tout au long des années soixante-dix ? Avec le livre 2, le lecteur poursuit sa découverte des tribulations d'Alice Burns au cours de la décennie, à ceci près que l'étudiante en littérature a quitté le Maine pour intégrer Trinity College à Dublin. La principale valeur ajoutée des premières pages réside dans le portrait sans concession que l'auteur parvient à faire d'un pays et de ses habitants. Les Irlandais sont bruts de décoffrage (quand ils ne sont pas bigots), résultat d'une histoire nationale complexe dont les problèmes ne sont ...

La symphonie du hasard - livre 1 (Douglas Kennedy)

Le cortège des choix Malgré mon impatience à lire tout roman de Monsieur Douglas Kennedy, j'ai pris mon temps pour commencer sa trilogie La symphonie du hasard sortie il y a déjà deux ans. Quel plaisir d'ouvrir l'un de ses romans à la première page pour s'immerger à nouveau dans une littérature sachant, de mon point de vue, mêler pur divertissement et réflexion. Tout début des années soixante-dix, Alice s'apprête à entrer à l'université de Bowdoin dans le Maine. Elle est heureuse de fuir ses années lycée et de s'éloigner d'une famille dysfonctionnelle où chacun traîne casseroles et névroses derrière lui. Volontaire et intelligente, elle va apparemment traverser, au moins en partie, les décennies sous nos yeux. En effet, le roman débute avec un chapitre temporellement déconnecté du reste du livre 1 puisqu'il se déroule bien plus tard. Pendant un bon moment, je me suis demandé où l'écrivain voulait en venir car av...

Mirage - Douglas Kennedy

Terre infertile Pour une fois qu'un titre en français fait mieux que le titre original, il faut le souligner. The heat of bretayal ("la chaleur de la trahison" ou éventuellement "la brûlure de la trahison") est terriblement racoleur alors que Mirage rend hommage à l'histoire que Douglas Kennedy nous conte dans son douzième roman, une histoire de désillusion et de désert. Robyn croit avoir trouvé l'homme de sa vie en la personne de son mari Paul. Ils partent tous les deux passer un mois de bohème dans la cité maritime d'Essaouira au Maroc. Ils y coulent des jours heureux jusqu'à ce que ... Voici un pitch, on ne peut plus, classique. Ce n'est pas le meilleur roman de Monsieur Kennedy, dont j'ai lu toutes les fictions, mais sa recette habituelle fait tout de même mouche sur Mirage . Il a le talent de mettre beaucoup de vérité dans des personnages que le destin malmène et qui, au bout du compte, tirent leur épingle du jeu de...

Murmurer à l'oreille des femmes - Douglas Kennedy

Le couple et ses désillusions Quel titre racoleur ! Un titre est, je suppose, moins essentiel pour un recueil de nouvelles que pour un roman. Pour autant, celui de la version originale ( Do you know what your problem is and other stories) a le mérite d'être beaucoup plus parlant, et surtout moins trompeur, puisqu'il cite l'une des histoires que Douglas Kennedy livre ici. Celle-ci est à l'image de la quasi totalité de la douzaine de nouvelles de cette compilation, résultat de la réunion de textes inédits ou parus dans la presse. L'auteur américain francophile nous raconte de petites histoires assez typiques de son obsession à propos du couple et sa prison. Chacune d'elles est une variation de ce répertoire. Le protagoniste principal, souvent un homme, se met en ménage empli d'espoir d'une félicité éternelle et se retrouve vite fait bien fait coincé dans une vie quotidienne asservissante où l'être aimé devient l'ennemi numéro 1. Je ne ...

Cinq jours - Douglas Kennedy

Les charmes discrets de la vie extra-conjugale Ce blog l'atteste, j'aime beaucoup la littérature de Douglas Kennedy. L'auteur américain sait, mieux que personne, faire le portrait psychologique de personnages qui se retrouvent soudainement plongés dans les affres que le sort leur réserve. Ses romans sont à la fois aisés et distrayants à lire et l'occasion de réflexions pleines de sens sur notre société et sur la vie en général. C'est donc avec un plaisir non dissimulé que j'ai ouvert le onzième roman de l'auteur américain à succès. Cette fois-ci, l'histoire est, je dirais, très éloignée du thriller que l'auteur esquisse en général dans chacune de ses oeuvres. Dans 'Cinq jours', l'intrigue est uniquement sentimentale et questionne Laura sur le sens de sa vie, de son couple. A 42 ans, avec deux enfants et un mari qu'elle n'aime plus, elle quitte exceptionnellement le Maine, où elle habite depuis toujours, pour assister à un s...

Cet instant-là - Douglas Kennedy

Héhé ! Ca y est, j'ai finalement lu le dernier roman en date de l'écrivain que j'ai le plus aimé ces dernières années : l'Américain Douglas Kennedy. Je ne sais pas encore si j'ai envie de m'atteler à la découverte des quelques récits dont il est également l'auteur (dont le tout dernier 'Combien ?' sur le monde de l'argent roi). En plus d'être divertissants, prenants et émouvants, ses livres sont émaillés de réflexions sur la psychologie humaine et la société dans laquelle on vit qui me parlent, même si d'aucuns pourront penser qu'il enfonce des portes ouvertes. En tout cas, je me retrouve dans les constats et les aspirations de l'auteur qu'il exprime via les mésaventures de ses personnages principaux.   Cette fois-ci, Kennedy place son intrigue dans un lieu et à une époque passionnants de l'histoire du monde : Berlin dans les années 1980 en pleine guerre froide. Thomas, écrivain américai...

Quitter le monde - Douglas Kennedy

C'était le dernier roman de Douglas Kennedy que je n'avais pas encore lu. Comme d'habitude, c'est très sympa à lire. Comme d'habitude, il s'agit de la descente aux enfers du personnage principal avant un retour à une certaine normalité. Ici, Jane subit les coups du destin que lui font subir sa mère, son père, ses amants, sa fille ... Pour se reconstruire, tenter de fuir sa culpabilité et le manque, elle "quitte le monde" en déménageant là où personne ne la connait. En cela, ce roman m'a rappelé 'L'homme qui voulait vivre sa vie'.   Dans ses livres, Douglas Kennedy fait une critique de la société américaine (et ici canadienne). Dans celui-ci, il y a le thème de la culpabilité, et peut-être même celui de la rédemption lorsque Jane sauve une vie alors que le roman bascule pendant quelques pages passionnantes dans le thriller. Dans 'Quitter le monde', à mon sens, il met aussi l'ac...

La poursuite du bonheur - Douglas Kennedy

Dans la série "Je lis tous les romans de Douglas Kennedy", voici l'avant-dernier épisode avec 'La poursuite du bonheur' que j'ai dévoré pendant mes vacances. Celui-ci est un très bon cru presque aussi bien que 'Les charmes discrets de la vie conjugale' et du même niveau que 'Une relation dangereuse'.   A la mort de sa mère, Kate découvre le passé secret de son père Jack, décédé il y a 40 ans. De l'angle de vue de la jeune femme, nous passons brusquement à celui de Sara qui tomba follement amoureuse de Jack un soir de Thanksgiving 1945. Et nous voici plongés dans le Manhattan des années quarante et cinquante avec Sara, Jack, Eric et les autres protagonistes de cette histoire d'amour compliquée et dramatique.   Le roman est assez épais, surtout par rapport à 'Piège nuptial' et c'est peut-être entre autres ce qui m'a plu car on a tout le temps de découvrir e...

Piège nuptial - Douglas Kennedy

Le dernier Douglas Kennedy  dans ma besace a été 'Piège nuptial'. C'est un roman assez court que j'ai en tout cas lu rapidement. Le thème de la fuite, omniprésent dans son oeuvre, est bien-sûr présent dans celui-ci. Nick, un américain de presque 40 ans et sans aucune attache, décide de se lancer dans un périple en plein désert australien, fasciné par son immensité et son vide. Suite à une rencontre avec une auto-stoppeuse sexy, il va devenir la victime d'une communauté par comme les autres ...   Globalement, même si ce roman m'a beaucoup plu, ce n'est clairement pas son meilleur. Il ressemble plus à un thriller de gare que certains autres de ses livres qui font une analyse psychologique et sociologique un peu plus poussée. Je pense notamment à l'excellent 'Les charmes discrets de la vie conjugale' que je cite toujours en référence. Il s'agit tout de même d'une peinture qui sonne plutôt juste de l'...

Rien ne va plus - Douglas Kennedy

C'est le sixième bouquin du romancier américain que je termine. J'aime toujours autant ça malgré le fait que je me rends maintenant compte qu'ils ont tous plus ou moins la même trame : la descente aux enfers, avant la remontée à la surface tout de même, d'un homme ou d'une femme aux prises avec un quelconque piège professionnel, conjugal et/ou au sein de sa communauté. Dans 'Rien de va plus', la victime est un scénariste de télévision qui voit enfin sa carrière décoller avant de subir les coups du destin ... Y est faite, comme presque toujours chez Kennedy, la critique au vitriol de la société américaine. Ici le milieu superficiel et opportuniste de l'audiovisuel de Los Angeles est dépeint de façon édifiante avec le récit, par le menu, de la grandeur et de la décadence un scénariste porté aux nues quand tout va bien et mis plus bas que terre pour pas grand chose sous le poids médiatique. Il ne s'agit...

Une relation dangereuse - Douglas Kennedy

Je continue la découverte de la bibliographie de Douglas Kennedy en m'attaquant cette fois-ci à Une relation dangereuse qui ressemble, par beaucoup d'aspects, à Les charmes discrets de la vie conjugale , ou la descente aux enfers d'une femme bien sous tous rapports sur laquelle le sort d'acharne. Sally est une journaliste américaine qui s'installe à Londres pour vivre avec Tony, collègue britannique. Elle va finir par connaître, à ses dépens, l'homme qu'elle épouse et à qui elle donne un enfant ...   Comme d'habitude avec Douglas Kennedy, j'ai trouvé ce roman très prenant, bourré de suspense, et riche de plusieurs aspects. C'est tout à la fois un drame conjugal, une analyse sociologique (l'écrivain exprime son opinion sur les différences entre américains et britanniques, les premiers étant notamment des optimistes forcenés et les derniers des fatalistes désabusés regardant le monde avec i...

La femme du Ve - Douglas Kennedy

Je continue ma lecture de l'oeuvre de Douglas Kennedy, que j'aime beaucoup. Ses romans me parlent pour je ne sais quelle raison obscure. Déjà, ils sont faciles à lire et quand on commence, on avance en général vite pour vite connaître la suite. La fille du Ve ne fait pas exception à la règle. L'intrigue se passe à Paris cette fois-ci. Un américain, fuyant son pays pour une raison qu'on découvre petit à petit, arrive dans notre capitale. Cela ne va pas être une sinécure. Cette femme mystérieuse habitant le Ve arrondissement, avec qui il a une aventure, est-elle sont alliée ou son ennemie ? Le suspense est bien-là. La descente aux enfers est bien amenée et on se demande comment il va s'en sortir. Pourtant, à titre personnel, je mets un bémol à la dernière partie car l'apparition du surnaturel pour faire retomber l'intrigue sur ses pieds ne me parle pas. Je trouve ça un peu facile et, par nature, pas crédible. Pourtant, j...

L'homme qui voulait vivre sa vie - Douglas Kennedy

C'est le troisième roman de Douglas Kennedy que je lis en quelques mois et je suis sur la lancée pour lire les autres, si je ne me lasse pas d'ici là. J'aime beaucoup cet écrivain qui axe ses intrigues sur le questionnement de ses héros sur le sens de la vie dans une Amérique conformiste, et sur la prison qu'elle représente pour eux. Dans 'L'homme qui voulait vivre sa vie', on est en plein dedans. Ben Bradford, avocat de Manhattan vivant en banlieue, trouve sa vie ennuyeuse et sans signification. Elle l'empêche notamment de réaliser son rêve de devenir photographe. Un instant de folie va changer complètement la donne. Il est tout d'un coup extrêmement difficile de quitter cette vie qu'on détestait quelques instants avant... Je n'en dis pas plus si jamais mon post donne envie de lire le livre à quelqu'un. C'est un bon roman original qui m'a vite embarqué de son écriture efficace et fluide vers l'ou...

Les charmes discrets de la vie conjugale - Douglas Kennedy

Le roman de Douglas Kennedy Les désarrois de Ned Allen m'a donné envie d'approfondir l'oeuvre de cet auteur américain à succès. Les charmes discrets de la vie conjugale est encore mieux. Je trouve la traduction française du titre anglais ('State of the union') excellente car très ironique. L'héroïne, une jeune femme plutôt conformiste par rapport à ses parents, épouse assez jeune un médecin et entame une vie rangée. Elle assiste, impuissante, à sa descente dans l'enfer des affres conjugaux, familiaux, communautaires et même médiatiques sur fond de tension politique entre libéralisme et conservatisme. A mes yeux, c'est une critique acerbe de la société américaine des années Bush et une belle réflexion sur la vie et ses choix. Du début à la fin, je suis resté scotché à l'intrigue. C'est un roman passionnant écrit d'une plume fluide et qui fait mouche.

Les désarrois de Ned Allen - Douglas Kennedy

Grâce à un ami, j'ai lu un roman que je n'aurais probablement jamais lu s'il ne me l'avait offert : "Les désarrois de Ned Allen". Les deux premiers tiers du bouquin raconte la grandeur et la décadence d'un cadre supérieur commercial ambitieux qui, malgré son éthique personnelle et professionnelle, se retrouve sans qu'il n'y puisse rien seul et sans travail. Puis soudain cette satire sociale divertissante bascule dans le polar, le héros faisant l'ultime mauvaise rencontre et se retrouvant réellement en mauvaise posture. Ce roman, raconté à la première personne du singulier, est une vraie réussite. On suit, sans pouvoir s'arrêter, la progression des mésaventures jubilatoires de Ned Allen en se demandant où elles vont s'arrêter, justement, et en prenant fait et cause pour lui car il nous est grandement sympathique. Je conseille.