Bête noire Les fortes chaleurs des jours derniers ne sont pas certainement pas une excuse mais elles n'ont en rien facilité la lecture de Obéissantes et assassines. Sarah Bernstein, auteure canadienne anglophone, a écrit un roman que je juge exigeant, sinueux, digressif, excessivement introspectif et sans réelle intrigue autre qu'une histoire de villageois superstitieux qui s'en prennent (pas vraiment) à une nouvelle venue parce que des animaux passent l’arme à gauche quand elle traine dans le coin. L'héroïne, contemplative et détachée, semble à peine dérangée émotionnellement par le rejet qu'elle suscite tout en intellectualisant la situation à plein régime. On comprend (un peu) qu'elle trimballe une obscure responsabilité/culpabilité intergénérationnelle qui lui retombe dessus après une sorte de retour au pays pour (re)devenir la bonniche de son frère. J’ai ressenti peu d’émotion et encore moins d'empathie pour cette femme qui traverse ces pages tel un fan...