Bête noire Il y a toujours un côté un peu embêtant à ne pas apprécier un roman que beaucoup jugent comme littérairement brillant. Les fortes chaleurs de ces derniers jours ne sont pas une excuse mais elles n'ont en rien facilité la lecture un tel roman que je juge exigeant, sinueux, digressif, excessivement introspectif et sans réelle intrigue autre qu'une histoire de villageois superstitieux qui s'en prennent (pas vraiment) à elle parce que des animaux meurent quand elle traine dans le coin. L'héroïne, contemplative et détachée, semble à peine dérangée émotionnellement par le rejet qu'elle suscite tout en l'intellectualisant à plein régime. On comprend (un peu) qu'elle trimballe une obscure responsabilité/culpabilité intergénérationnelle qui lui retombe dessus après une sorte de retour au pays pour (re)devenir la bonniche de son frère. Je n'ai ressenti aucune émotion et encore moins d'empathie pour cette femme qui traverse ces pages tel un fantôme. ...