Drôle d'oiseau Attention objet littéraire non identifié et mélange des genres haut en couleurs entre thriller à la tension apocalyptique, peinture sociale coincée dans une faille spatio-temporelle et farce loufoque. L'exercice était périlleux car il fallait y aller pour être crédible et faire en sorte que la mayonnaise prennent avec tous les ingrédients disparates que le roman de Mabrouck Rachedi réunit. Et pourtant, elle prend immédiatement même si, dans mon esprit, le goût qui prend le dessus est celui de la comédie. C'est voulu et assumé compte tenu du titre choisi pour le roman, qui semble nous dire qu’il ne faut pas trop s’attendre à du premier degré. Voyez un peu, un enquêteur à l'intuition légendaire est rapatrié dare-dare de son 19ème siècle natal, via les capacités phénoménales de l’accélérateur de particules du Cern, pour tenter d'arrêter le terroriste qui veut faire péter la planète. Ce postulat absurde n'aide pas le lecteur à croire en la gravité d...
L'emprise Les trois romans de Sandrine Collette lus précédemment contaient des intrigues singulières, intemporelles et sans repère géographique clairement identifié. A contrario, « Ces orages-là » se passe de nos jours en région parisienne et traite d’un thème très actuel : une jeune femme tente de se reconstruire après une relation hautement toxique avec son compagnon pervers narcissique. Malgré l’incontestable nécessité de traiter du sujet comme il se doit sans faux-semblant et filtre qui amoindriraient le propos, l’écriture sombre et sèche de l’auteure, sans que je sache trop l’analyser, m’a moins convenu dans un tel contexte. On ne peut pourtant pas dire que la noirceur habituelle chez Sandrine Collette ne sert pas le portrait psychologique d’une femme détruite intérieurement. La souffrance est remarquablement bien retranscrite. Son obsession à l’encontre de son ex-bourreau, accompagnée de douleur et de terreur, souligne l’emprise malgré la distance physique. Le lecteur capte...