Mais pas exemplaire "Ne point trop en dire et se laisser surprendre par le dénouement", voilà en substance le message de celles et ceux qui, ici ou ailleurs, m'ont influencé pour lire le dernier roman de Pauline Clavière. Et, en effet, on est troublé par ce thème difficile dans la droite ligne des préoccupations actuelles de la société. "Spécimen" ressemble à un thriller social, intime et psychologique entre quête de soi-même et enquête judiciaire avec procès à la clé. Et le twist, logique mais pas moins saisissant, est le bienvenu car il rassemble le puzzle et explique beaucoup des ressorts du récit. J’aurais trouvé intéressant d'entrer plus avant dans la tête du spécimen en question car quand bien même la narration passe d'un personnage à l'autre, elle privilégie certains autres protagonistes. Il faut dire que c’est une entreprise bien délicate pour un écrivain d’adopter le point de vue d’un tel accusé. Pauline Clavière le fait avec subtilité e...
J'peux pas, j'ai psy En parlant de souvenirs, « Quand nos souvenirs viendront danser » en est un excellent. Le roman de Virginie Grimaldi lu il y a quelques années m’avait pris par les sentiments, comme emporté. Sans me méfier, je me suis lancé cet été dans « Plus grand que le ciel » mais ça n’a pas été la même histoire. Je ne dirais pas que la lecture n’a pas été distrayante, l’humour est le point fort du roman et les histoires personnelles d’Elsa et Vincent sont évidemment touchantes. Mais pour autant je me suis peu attaché à ces héros d’une intrigue déjà vue, qui se croisent chaque mercredi dans la salle d’attente de leur psy. L’émotion, de mon côté, n’avait pas pris rendez-vous. Le choix du titre du roman n’est pas clair non plus. Un rapport avec le deuil probablement !?!