Chez lui, ailleurs Je connais bien les romans de Douglas Kennedy, ses récits et témoignages un peu moins. Celui-ci m'a tout de suite tenté car il semblait approfondir la relation ambigüe que l’écrivain américain entretient avec son pays et qui transpire dans chacun de ses romans. Les États-Unis sont clairement le sujet de "Ailleurs, chez moi". Avec clarté et sans aucune complexité sociologique ou politique, il explique comment l’Amérique en est arrivée à voir co-exister deux pays en un dans une sorte de préquel de son récent roman Et c'est ainsi que nous vivrons. Dans cette dystopie, les Etats-Unis sont politiquement coupées en deux avec Minneapolis (!) en zone neutre. Compte tenu du titre que l’on peut interpréter de deux façons, et sans être déçu pour autant, je m’attendais à voir l’auteur davantage évoquer sa double nationalité américaine-irlandaise, sa relation avec l’Europe qu’il connaît très bien pour y passer une grande partie de son temps, et donc la dualité...
Testé et approuvé La dédicace de l'auteur a eu à peine le temps de séchér que je me suis empressé de lire le cinquième, et dernier en date, recueil de Jean-François Schwaiger, un talenteux conteur de nouvelles douces et pas du tout amères qui puisent leur esprit dans une forme de candeur et de sincérité, ce qui n'empêche pas certaines d'avoir une inspiration littéraire ou d'être un chouilla olé olé (Je valide d'autant plus). Quelques-unes ont eu ma préférence pour leur récit ( La taghounja , Quelle odyssée ! ) et d'autres pour leur chute qui m'a particulièrement plu ( J'tai dans la peau, Un moment de jazz inoublable ). Il n'est pas si facile de choisir parmi les dix histoires courtes de l'auteur doudou qui font du bien à vos nuits si vous en lisez une chaque soir. Testé et approuvé.