Les remords d'un père Une marche blanche s'organise aujourd'hui à Saint-Nazaire. Il y a un mois, Hugo, 14 ans, se donnait la mort dans sa chambre. Son père, le narrateur, raconte le malheur à l'état pur qui terrasse la famille. Comment survivre à l'absence et affronter la culpabilité de n'avoir pas su protéger Hugo du harcèlement scolaire ? Il existe de grosses similitudes entre deux romans de Besson : Vous parlez de mon fils et Ceci n'est pas un fait divers . Le choix d'évoquer un sujet de société, de poser en narrateur une victime collatérale broyée à jamais par un drame insupportable et, bien sûr, de dénoncer les conséquences des errements criminels de certains. Ma remarque n'est pas franchement une critique mais j'avoue espérer qu'il n'y ait pas un troisième roman sur le même moule car il y a dans ce type de récit un procédé un peu trop démonstratif et des personnages et des réactions attendues sinon caricaturales qui en font un t...
Démonstration par l'absurde C’est sûr qu’à 16 ans ou à 55 ans on ne lit pas « L’étranger » de la même façon. Adolescent, le roman m’était apparu inintéressant bien que facile à lire. L’illustration de l'absurdité par Albert Camus était bien trop abstraite. 40 ans après, la lecture a cette fois-ci été fascinante. Il n’est pas utile de paraphraser ce qui a été écrit mille fois sur ce classique du 20ème siècle mais c’est vrai que l'écriture blanche de l'auteur reflète remarquablement bien la forme d'indifférence au monde que le héros affiche avec un naturel touchant. Puis il y a sa perplexité face à un procès surréaliste, pas du tout à la hauteur. Et enfin, cette fin cathartique et lumineuse quand il consent à se rebeller face à un prêtre si certain de sa vérité. La dernière phrase est puissante.