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Affichage des articles associés au libellé Franck Bouysse

Pur sang (Franck Bouysse)

  Être né quelque part Elias a grandi à Eden Creek auprès de Mama et Papa Tulssa après que ses parents ont quitté la vallée pour une raison inconnue sans jamais revenir. Lorsqu’il apprend la vérité, il doit décider s’il part à la recherche de ses origines. Nul ne peut réduire ses origines au silence, sous peine de s'effondrer. Le roman commençait franchement bien en présageant le récit initiatique d’un jeune Amérindien, ou élevé en tant que tel, qui serait confronté à ses racines aux antipodes de son éducation. L’auteur a d’ailleurs la bonne idée d’évoquer les rituels et croyances d’un peuple plus en contact que nous avec les esprits et la nature. Il raconte aussi, en filigrane du parcours d’Elias, la fuite (véritable) de son peuple des Nez-Percés face au colonisateur blanc, il y a une centaine d’années, pour venir s’installer dans le Montana. Mais au bout du compte, la quête du jeune homme en France m’est apparue trop légère. Il semble naviguer sans encombre dans le pays de ses p...

Né d'aucune femme (Franck Bouysse)

La misérable Ce roman, au titre qui claque, raconte une histoire sombre et tragique qui a tout du conte manichéen comme du roman du 19ème siècle. Le destin effroyable de Rose n'a pas grand chose à envier à la Fantine de Victor Hugo. L'intrigue se passe d'ailleurs plus ou moins à la même époque - on l'apprend grâce à un détail au détour d'une phrase - dans une quelconque région rurale de France. Vendue par son père à des Thénardier de la pire espèce, la jeune fille ne va pas être à la fête, c'est le moins qu'on puisse dire. A tel point que l'intrigue a tendance à verser dans le misérabilisme et du coup à rendre la lecture oppressante malgré la tournure assez prévisible des évènements. Au moment du dénouement, une légère bise d'optimisme souffle enfin mais c'est à mon goût un peu trop rapide et pas très limpide. Pour autant, Né d'aucune femme est un sacré morceau de littérature. Il y a à la fois une forme de rudesse très terrienne et un souffl...