J’ai lu tous les romans de Douglas Kennedy, sauf ceux qu’il a écrit pour la jeunesse). Ses récits et témoignages un peu moins mais celui-ci m'a tenté tout de suite car il semblait approfondir la relation ambigüe qu’il entretient avec son pays et qui transpire dans chacun de ses romans.
Les États-Unis sont clairement le sujet de "Ailleurs, chez moi". Avec clarté et sans aucune complexité sociologique ou politique, il explique comment l’Amérique en est arrivé à voir co-exister deux pays en un, sorte de préquel à son récent roman dystopique Et c'est ainsi que nous vivrons dans lequel son pays est politiquement coupé en deux (avec Minneapolis (!) en zone neutre).
Sans être déçu non plus et compte tenu du titre que l’on peut interpréter de plusieurs façons, je m’attendais à voir l’auteur davantage évoquer sa double nationalité américaine-irlandaise, sa relation avec la France, l’Allemagne ou le Royaume Uni, des pays qu’il connaît très bien, et donc la dualité que ça implique chez lui. Finalement, il en parle indirectement en se focalisant sur le clivage Amérique profonde vs New-York. Fair enough.
PS : J’ai beaucoup aimé le lire décrire son enfance new-yorkaise et l’évolution de sa ville dans le temps.
Le conformisme est un réflexe américain profondément ancré. Une contradiction intrigante en soi, puisque l'un des principes fondateurs de mon pays est la notion illusoire d'individualité.

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