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Articles

Affichage des articles associés au libellé #1 Sorel

Obéissantes et assassines (Sarah Bernstein)

Bête noire Les fortes chaleurs des jours derniers ne sont pas certainement pas une excuse mais elles n'ont en rien facilité la lecture de Obéissantes et assassines. Sarah Bernstein, auteure canadienne anglophone, a écrit un roman que je juge exigeant, sinueux, digressif, excessivement introspectif et sans réelle intrigue autre qu'une histoire de villageois superstitieux qui s'en prennent (pas vraiment) à une nouvelle venue parce que des animaux passent l’arme à gauche quand elle traine dans le coin. L'héroïne, contemplative et détachée, semble à peine dérangée émotionnellement par le rejet qu'elle suscite tout en intellectualisant la situation à plein régime. On comprend (un peu) qu'elle trimballe une obscure responsabilité/culpabilité intergénérationnelle qui lui retombe dessus après une sorte de retour au pays pour (re)devenir la bonniche de son frère. J’ai ressenti peu d’émotion et encore moins d'empathie pour cette femme qui traverse ces pages tel un fan...

Les hommes manquent de courage (Mathieu Palain)

  Confessions nocturnes Jessie reçoit en pleine nuit l'appel de son fils adolescent visiblement bouleversé pour une raison inconnue. Elle lâche tout pour partir le chercher. Commence une longue virée nocturne en voiture et un tête-à-tête inédit et houleux entre une mère et un fils. Ce livre est la version romancée de véritables évènements qu'on aurait confiés à l'auteur. Le thème lié la toxicité de certains hommes avec les femmes est actuel et incontournable et le format du face-à-face où chacun met cartes sur table avait tout pour me séduire. Pourtant, le récit n'a pas entièrement fonctionné pour moi. Je n'ai pas pu m'empêcher de rester à distance de cette histoire pourtant troublante et saisissante. J'avoue ne pas comprendre complètement pourquoi. Peut-être la faute, en partie, à un fils véritable tête à claques et une mère exagérément impudique avec son lui. Reste un sujet essentiel et il était important de l'aborder.  L'iconoclaste J'ai pensé...

Demain est une autre nuit (Yann Queffélec)

Obscurité Autant le dire tout de go, je suis complètement passé à côté de ce roman de Yann Queffélec. Le pitch était alléchant, d'où mon craquage en librairie, mais je ne suis jamais parvenu à entrer dans le face-à-face de deux frangins qui se retrouvent dans une chambre d'hôpital plus de trente ans après s'être perdus de vue. Comment cela se fait-il alors qu'ils étaient cul et chemise dans leur jeunesse ?  Quelques centaines de pages plus tard, je ne le sais toujours pas car la narration déstructurée, les répliques entremêlées, les réflexions intérieures obscures m'ont demandé trop d'efforts et autant au début, je tenais le coup, autant ensuite je me suis clairement découragé. J'ai fini le livre sans piger l'épilogue, je crois que c'est la première fois que ça m'arrive. Cela ne présuppose évidemment en rien la valeur intrinsèque du roman. Le Livre de Poche Un homme ne vieillit pas à cinquante ans comme à, disons : soixante-neuf. A cinquante, il ...

La fractale des raviolis (Pierre Raufast)

Le rapport avec la choucroute La fractale des raviolis est construit de façon bien particulière, à la manière des poupées gigognes : une histoire en amène une deuxième qui en inspire une troisième et ainsi de suite. Aucune de ces histoires prises à part, n'est déplaisante, elles sont même souvent agréablement insolites, mais à force de les voir défiler, j'en ai assez vite perdu mon latin. Quand la boucle s'est bouclée, c'est le fil du scénario global que j'avais perdu en chemin. Au moins en partie à cause d'un manque de concentration, que je n'ai pas eu envie de corriger. Pour ceux qui en ont marre du réalisme et des autofictions en vogue, il faut foncer. J'y ai surtout vu un exercice de style, intéressant en soi mais qui ne m'a pas convenu. Dans la veine absurde, j'ai préféré  Le jardin du bossu de Franz Bartelt, plus compréhensible et autrement plus drôle. Folio - page 19 Marc et moi étions mariés depuis plus de dix ans. À ma connaissance, pa...

Frank et Billy (Laurie Colwin)

  Les charmes discrets de la vie extra-conjugale Laurie Colwin serait célèbre, voire culte, aux États-Unis, grâce à des romans tels que Frank et Billy publiés en France après sa mort. Je vois très bien ce qui peut plaire au public cible, de toute évidence davantage féminin que masculin, dans cette littérature aux accents tendres et spirituels qui, l'air de rien, réalise une subtile critique de la bonne société américaine et de la vie de couple. Personnellement, je n'y ai pas particulièrement trouvé mon compte. La première partie n'est pas désagréable car on découvre de l'intérieur la liaison secrète de Francis (Frank) et Josephine (Billy), pourtant engagés chacun de leur côté dans une vie maritale tout ce qu'il y a de plus réussie. Leurs états d'âme diffèrent grandement l'un de l'autre et sont exploités avec légèreté et recul, ce qui est plutôt bienvenu. J'ai surtout décroché dans la seconde moitié du roman lorsque, leur histoire terminée sans déses...

Juste la fin du monde (Jean-Luc Lagarce)

Théâtre vivant Dans sa pièce ,  Jean-Marc Lagarce ne fait pas du Racine et ce n'est pas ce qu'on lui demande. Il écrit ses dialogues et ses monologues pour sonner vrai à la manière habituelle d'une famille de la classe moyenne française en pleine commotion car Louis, l'aîné de la fratrie, revient chez sa mère. L'attendent aussi sa soeur, son frère et sa belle-soeur qui formulent immédiatement leur incompréhension à son encontre. Pourquoi est-il parti il y a si longtemps pour ne revenir que maintenant ? Lui est venu leur dire qu'il va mourir. Il n'y parviendra pas.  Un roman est souvent bien plus riche que son adaptation au cinéma. L'auteur a davantage d'espace pour poser le contexte, expliquer les tenants et les aboutissants et rendre compte du dialogue intérieur des protagonistes, et cela même si rien n'égale la force de frappe du cinéma pour aider le spectateur à se représenter l'histoire. Au théâtre, c'est un peu l'inverse : rien n...

Les trois femmes du consul (Jean-Christophe Rufin)

Columbo mais pas trop Entre deux romans classiques plus exigeants à lire, une courte enquête "policière" était la bienvenue. Pourtant, autant le dire tout de go, elle m'a déçu. Le roman ne vaut que par la description, pourtant succincte, de l'atmosphère de Maputo, la capitale du Mozambique, un pays d'Afrique qu'on connait peu, et par le personnage d'Aurel Timescu, consul adjoint de France, d'origine roumaine, personnage moitié Hercule Poirot moitié Columbo, saugrenu, instinctif, mélomane et tire-au-flanc. Les autres protagonistes, notamment les trois femmes en question, sont clairement sous-exploités, à part peut-être le bienveillant supérieur de notre fin limier. L'intrigue, elle, est pauvre et ne tient nullement en haleine. Le roman se lit paradoxalement tout seul. Grâce au style limpide de l'auteur, il a glissé comme un verre de vin blanc bien frais. Certains lecteurs trouveraient ça suffisant. Flammarion - page 7 Il avait fini noy...

Le sumo qui ne pouvait pas grossir (Éric-Emmanuel Schmitt)

Le roman qui ne pouvait pas grossir Je vais faire court comme a fait court Éric-Emmanuel Schmitt avec ce roman à mi-chemin entre la fiction spirituelle à la Amélie Nothomb et le livre de développement personnel à la Laurent Gounelle. La lecture n'est bien sûr pas désagréable, l'écrivain sait écrire avec simplicité et parfois poésie mais son histoire est à mes yeux simpliste et enfonce des portes ouvertes. Ce ne serait pas si grave si le scénario possédait une relative consistance. Mais comment, en l'espace de si peu de lignes, peut-on parvenir à s'attacher à Jun, jeune garçon vivant dans la rue qui, grâce à une rencontre (non) fortuite, va devenir un jeune sumotori prometteur et, par la même occasion, un être humain heureux ? Mystère. Albin Michel - page 73 - Tu progresses, Jun. Tu rates tes combats, mais tu échoues avec style.  - Merci, maître. Je savais qu'il m'adressait là un compliment sincère car j'avais découvert ...

L'enchanteur (René Barjavel)

Enchanteur et lassant Dès la première page, reproduite ci-après, comment ne pas être enchanté par le charme des mots de René Barjavel ? Ils augurent en toute logique d'un délicieux moment de lecture à venir. Le lecteur est immergé illico dans la légende arthurienne, sa table ronde, ses personnages mythiques, quasi-mythologiques, gonflés de bravoure et épris de sentiments courtois. Dans une Bretagne (la grande, la petite et l'irlandaise) où la magie émerveille tout le monde mais ne surprend personne, Arthur, Perceval, Lancelot, Guenièvre, Morgane, la dame du lac et d'autres sont propulsés (c'est le mot) dans des aventures largement fantastiques. Merlin l'enchanteur est au commande, tel un chef d'orchestre. Il forme, les uns après les autres, de preux et purs chevaliers en espérant les guider jusqu'au Graal. A son grand dam, de magnifiques princesses ou d'irrésistibles paysannes les détourneront du droit chemin. Il se trouve que je me suis assez vit...

Portnoy et son complexe (Philip Roth)

Complexe et confus Alexander Portnoy, un jeune Juif du New Jersey, complexé par sa judéité et submergé par son appétit sexuel, deux thèmes a priori sans aucun lien entre eux sauf à avoir loupé le propos, se confie sous forme d'un monologue ininterrompu à son psychanalyste. Voilà en quelques mots l'esprit de ce roman de Philip Roth, écrivain contemporain majeur malheureusement décédé récemment.   Complètement séduit par deux de ses bouquins, je crois qu'avant même l'avoir commencé, Portnoy et son complexe m'avait conquis d'avance . C'était une erreur puisque force est de constater que j'ai plutôt souffert à sa lecture. A part quelques moments de pur régal lorsque le narrateur s'en prend sans détour à ses parents et à sa religion avec un ton et des mots qui m'ont ravi par leur irrévérence, le reste m'a laissé un arrière-goût indigeste.   Soyons clairs, n'est pas en cause le fond du récit, c'est à ...

C'est le coeur qui lâche en dernier (Margaret Atwood)

Vaudeville Lire le roman dont est tirée La servante écarlate (ou The handmaid's tale ), la série qui cartonne actuellement, était une option. Pour découvrir Margaret Atwood, j'ai préféré choisir une autre fiction de l'écrivaine canadienne, en l'occurrence la dernière en date. Mauvaise pioche, j'ai envie de dire, puisque le roman, qui partait pourtant sur de bons rails, a à mes yeux rapidement fait une sortie de route. Stan et Charmaine ont perdu leur job à la suite d'une crise économique sans précédent. Comme des millions d'autres Américains, ils zonent sans domicile fixe en luttant quotidiennement contre la faim et l'insécurité. Lorsqu'on leur propose d'intégrer un programme très spécial pour quitter la rue, ils sautent sur l'occasion malgré d'idylliques promesses dont ils se méfient confusément. Ils n'ont pas tort car serait-on dans une dystopie si le bonheur absolu était effectivement à la clé ? Les premièr...

Mémé dans les orties (Aurélie Valognes)

Ne pas casser trois pattes à un canard Depuis le temps que je voyais un peu partout ces petits livres au titre amusant et au look frais, j'avais envie d'en picorer au moins un, histoire de voir ce que cela donnait. Je suis maintenant fixé : la littérature d'Aurélie Valognes n'est pas faite pour moi. Mémé dans les orties  a pour lui la sympathique idée de mettre en avant des proverbes et autres expressions populaires. Chacun d'eux illustre un des courts chapitres qui narre avec légèreté les (més)aventures de Ferdinand, un vieux monsieur qui a un peu tout raté dans sa vie, sauf sa misanthropie. Seule sa chienne Daisy trouve grâce à ses yeux. Alors quand celle-ci est écrasée par une voiture … On s'en doute, la jeune écrivaine va faire en sorte que Ferdinand trouve son salut avant de passer l'arme à gauche. Le scénario qu'elle construit pour ça n'en est à mon avis pas vraiment un mais ressemb...

Le coeur d'une autre (Tatiana de Rosnay)

Le coeur, le nouveau cerveau ? Bon an, mal an, je continue mon tour d'horizon des auteurs à succès. A ce titre, Tatiana de Rosnay tient bien sa place depuis une dizaine d'années. Sur le papier, son image de romancière grand public qui fait pleurer dans les chaumières, justifiée ou non, ne m'attirait pas spécialement. j'ai voulu tenter avec peut-être, d'entrée, un mauvais choix de roman. Bruce Boutard n'a pas seulement son nom comme repoussoir. C'est un ours mal léché qui a beaucoup de mal à communiquer avec qui que ce soit, à part peut-être son fils et son meilleur ami. Lorsque, suite à un diagnostic et une attente pénible, il est greffé d'un nouveau coeur, sa vie va changer du tout au tout. Un transfert d'âme va comme s'effectuer entre le donneur et le receveur. Une seconde vie d'esthète commence-t-elle pour l'ami Bruce ? L'idée est sympathique et la lecture en soi pas désagréable mais malheureusement la narration abon...

Les gens heureux lisent et boivent du café - Agnès Martin-Lugand

Les gens heureux devraient arrêter de fumer Je vais finalement assez peu chercher l'avis des internautes concernant les livres que je commente ici. Pourtant, je sens intuitivement que nombre de lecteurs, même s'ils sont minoritaires, ont fait le même constat que moi : le titre extrêmement séduisant et accrocheur de ce roman (sûrement le coup de génie d'un éditeur) est trompeur. Les gens heureux lisent et boivent du café se trouve être le nom du café littéraire que possède le personnage principal qui n'y met quasiment pas les pieds du roman. Il n'a donc pas de rapport évident avec l'histoire, sauf peut-être celui de vouloir illustrer l'idée d'un message pour l'héroïne qui s'enfuit en Irlande dans l'espoir d'y surmonter la disparition de sa fille et de son mari. En gros, pour son salut, il faudrait qu'elle tente de se retrouver et de tendre à la paix intérieure qu'engendre la lecture confortable d'un bon bouquin avec un ...

Trop - Jean-Louis Fournier

Ou pas assez Un livre de poche trouvé sur une étagère de la maison de vacances, vite glissé dans le sac de plage et voilà le second Jean-Louis Fournier lu en quelques jours alors qu’il m’était auparavant inconnu. Il faut dire qu’il semble uniquement écrire des bouquins courts, drôles, faciles à lire et donc parfaits pour une distraction à plat ventre alors que le sable vous fouette les côtes. Malheureusement, je n’ai pas retrouvé dans Trop le plaisir ressenti avec Le C.V. de Dieu . Après quelques chapitres qu'on est content de trouver incisif et spirituel, on se lasse rapidement de ce mini-brûlot contre la surconsommation de notre société. Bien-sûr, on est souvent d’accord, on se reconnait parfois, moitié amusé moitié embêté. Mais le procédé se révèle répétitif et se résume souvent en une énumération du contenu de publicités, tout ça pour préparer une chute en forme de jeu de mots (trop de différents types de pains à choisir dans une boulangerie et nous voilà « dans le ...

La faute de l'abbé Mouret (Émile Zola)

L'envers du paradis Le cinquième épisode de la série naturaliste des Rougon-Macquart m'a beaucoup moins emballé que les précédents. Pourtant épaté par la plume brillante d'Émile Zola, je me suis surpris, à de nombreuses reprises, à lutter pour ne pas sauter des passages entiers de La faute de l'abbé Mouret.  L'ennui me gagnait alors que je ne voyais pas l'intrigue avancer, ou plutôt décoller. Celle-ci, en effet, se réduit souvent à une sorte de huis-clos entre Serge Mouret, sa jeune maîtresse Albine, la nature luxuriante et un Dieu omniscient. Des pages et des pages de description de l'étouffant paradis qui abrite les amours coupables d'un prêtre de campagne et à peine moins des bonheurs et supplices que lui occasionne la religion. Les interactions des deux héros avec les autres villageois sont peu nombreuses et font, pour le coup, cruellement défaut. Elles auraient pourtant été plus que bienvenues pour donner du relief au récit...

Le jour où j'ai appris à vivre - Laurent Gounelle

Le jour où je me suis vu mourir Plus je progressais dans Le jour où j'ai appris à vivre , plus la déception me gagnait. Avant de l'entamer, je m'attendais naïvement à un roman ressemblant davantage à Les dieux voyagent toujours incognito , le très réussi deuxième roman de Laurent Gounelle, plutôt qu'à son tout premier, L'homme qu voulait être heureux , un roman initiatique, qu'au demeurant j'ai su apprécier à l'époque, mais dont l'intrigue assez indigente n'était que le prétexte à placer quelques pistes d'amélioration de la connaissance de soi. Ici, rebelote, le roman est une accumulation de recettes offertes au lecteur pour l'encourager à atteindre le bonheur avant de passer l'arme à gauche. Le héros Jonathan, jeune américain sympathique (oui, pourquoi ne pas se faire plaisir en plaçant l'intrigue en Californie ?), croise le chemin d'une diseuse de bonne aventure qui lui annonce que son temps est compté. Ce sera, vou...

Divergente : tome 2 - Veronica Roth

Sortir du ghetto Dans le premier tome des aventures de Beatrice Prior, le lecteur mettait la main sur une héroïne débutante à la fois forte et fragile, une société recréée de toute pièce après une quelconque catastrophe humanitaire et une nouvelle lutte à mener contre l'oppression. Rien d'excessivement original là-dedans bien sûr mis à part peut-être l'existence des cinq factions et donc de la divergence, mais l'intrigue se mettait en place et c'était plutôt divertissant. Après ce décollage excitant, le deuxième tome est un morne plateau qui traîne en longueur et n'annonce seulement qu'à sa toute fin un atterrissage que l'on espère de qualité. C'est comme si la jeune auteure connaissait le début et la fin de son histoire et qu'entre les deux il avait fallu qu'elle meuble comme elle avait pu. La bande de garçons et de filles qui gravitent autour de Tris courent à droite et à gauche, se causent, ne se causent plus. L'action av...

Neverhome - Laird Hunt

Combat intérieur En pleine guerre de Sécession, Constance est mariée à son cher Bartholomew mais quitte sa ferme de l'Indiana pour se battre aux côtés des soldats de l'Union du nord contre les confédérés du sud. Les femmes ne peuvent pas s'engager, elle se déguise donc en homme pour aller combattre, comme d'autres aussi l'ont fait durant cette période tourmentée de l'Histoire américaine. Pourquoi Constance, alias Galant Ash ? J'avoue n'avoir pas exactement compris. Pour remplacer un époux peu gaillard ? voir du pays ? assouvir ses pulsions viriles ? Il y a peut-être eu quelques éclaircissements à ceux qui ont lu mieux que moi entre les lignes, mais il est vrai que j'ai décroché assez rapidement de ce roman pourtant largement apprécié des lecteurs et de la critique littéraire. Rien à redire sur le style suggestif que j'ai jugé brillant mais le récit est une succession de rencontres et de conversations improbables avec toutes sortes d...

L'écrivain de la famille - Grégoire Delacourt

Le faux du vrai 'La liste de mes envies' m'avait ravi, 'La première chose qu'on regarde' m'avait interpellé et 'L'écrivain de la famille' m'a déplu. Comme il s'agit de son premier roman et que Grégoire Delacourt y parle de lui, l'ouvrage donne l'impression d'avoir été le passage obligé d'un auteur qui avait besoin d'une sorte de psychothérapie personnelle sur papier avant de pouvoir s'attaquer à d'autres thèmes. A sept ans, sa famille lui aurait inconsciemment mis la pression pour devenir "l'écrivain de la famille" alors qu'il venait de composer un poème marrant et vaguement séduisant, un soit-disant souvenir traumatique qui a eu, manque de bol, pour conséquence à terme de le transformer en écrivain à succès. Le livre est une sorte de biographie romancée (ou comme lu ailleurs, une autofiction) dans laquelle il est impossible, et tant mieux, de démêler le vrai du faux sur le réel par...