Quand on possède comme moi tout de l'esprit cartésien de notre monde occidental et une confiance quasi aveugle dans la science, il est malaisé de donner son avis sur un tel ouvrage qui prend la forme à la fois de l’enquête, de l’essai et du témoignage. À vrai dire, je l’avais choisi dans l'espoir de dénicher quelques clés pour tenter d’apprivoiser l'idée absurde de sa propre mort, vous savez ce grand néant après le trépas ?
Pour ce qui est du nouvel angle sur la mort, le moins qu’on puisse dire c’est que je n’ai pas été déçu. La mort n'existe pas, c'est écrit dans le titre, mais je pensais que c’était une façon de parler, histoire d’adoucir le propos, de consoler le futur défunt qui sommeille en nous. Bien naïf j’étais.
Si on en croit l'auteur et journaliste Stéphane Allix, la mort cérébrale entraîne la disparition de l’égo, c’est à dire la conscience de notre individualité, et conséquemment le passage à une "vie après la vie" où matérialité, espace et temps n’existent plus. Baigné dans une conscience globale et non locale (comprenons en dehors du cerveau), le disparu pénètre un monde déjà présent là avec nous mais en quelque sorte sur une autre fréquence quasi inatteignable de notre « vivant ».
Il me faudra bien sûr bien plus qu'un seul livre pour totalement me convaincre mais le propos de ce livre m'a proprement estomaqué et indéniablement ouvert l’esprit sur un thème auquel un tas de gens sont attachés.
Expérience de mort imminente, lucidité terminale, médiumnité, perceptions extrasensorielles, passage dans l'autre monde grâce à des plantes ou à la méditation, etc ... le sujet est large, passionnant et perturbant et je l'ai d'autant plus apprécié qu'il n'y a dans cet ouvrage aucune démarche prosélyte religieuse, ce qui l'aurait totalement décrédibilisé à mes yeux. On perçoit tout de même derrière tout ça quelques croyances et des accointances vaguement bouddhistes bien que l’auteur revendique une démarche scientifique.
En conclusion, j’aurais tendance à penser : essayons d’être heureux dans cette vie. Pour le reste, il sera bien temps de voir après.
Harper Collins Poche - page 273
Cette dimension non humaine dans laquelle mon visage a pénétré, cet espace où se trouvent papa et Thomas étaient réels. Ces mondes existent, je n'en avais pas le moindre doute alors que j'en faisais l'expérience. Ils sont là. Pas « au-delà », dans quelque espace éloigné, ils sont là, dans notre réalité, vibrant simplement sur une fréquence différente, ce qui les rend imperceptibles à notre cerveau qui n'est pas câblé pour cela. Ils sont si près. La carapace physique et psychique générée par le sentiment marqué de notre individualité est la seule barrière qui nous en sépare.

Commentaires
Enregistrer un commentaire