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Affichage des articles associés au libellé Fabrice Caro

Samouraï (Fabrice Caro)

  Soirée raclette Écrivain au premier livre quasiment invendu, Alan veut profiter du jardin avec piscine de ses voisins partis en vacances pour se mettre en mode guerrier samouraï et écrire un grand "roman sérieux".  Après "Le discours" et "Broadway", c'est le troisième roman de Fabrice Caro que je lis et j'aime toujours autant son humour, basé sur son sens de l'observation de notre société et de la génération des quadras/quinquas. Lire l'un de ses romans c'est un peu se regarder dans une glace. Ca nous parle, c'est gentiment absurde et décalé et étonnamment perspicace.  L'inconvénient de sa littérature, c'est qu'il applique toujours la même recette. L'auteur choisit un anti-héros, on peut dire un looser même si je n'adhère pas à un tel mot, et raconte avec tendresse et cynisme ses doutes et névroses de gars en pleine crise existentielle. Seul l'angle d'attaque change ; ici c'est celui de l'écriva...

Broadway (Fabrice Caro)

Sans fondement Dans  Broadway , Fabrice Caro utilise les mêmes ficelles que dans  Le discours , son roman précédent, à ceci près que le narrateur, loser névrosé et handicapé social, est cette fois-ci à un stade plus avancé de sa vie. Il a 46 ans, une femme, deux enfants, est tenté par le démon de midi et galère dans les grandes largeurs dans ses interactions avec famille, amis, collègues et voisins. Pas de discours de mariage à assurer mais la nécessité de faire face à l'enveloppe de l'assurance maladie l'incitant à réaliser l'examen colorectal de rigueur. Dur à avaler quand on n'a pas encore 50 ans ... Et c'est reparti pour la gamberge, les angoisses existentielles et l'inadaptation sociale. On ne s'en lasse pas ! Avec Fabrice Caro c'est toujours drôle et perspicace. Son humour parle à un maximum de gens, je pense, dans tout ce que ça a d'absurde et d'exagéré et en même temps dans tout ce que ça interpelle chez eux. En tout cas, ça interpell...

Zaï zaï zaï zaï (Fabrice Caro)

  Woho woho J'aime ce titre dont on ne comprend le sens qu'au dernier dessin (en fait l'avant-dernier pour être précis, le dernier étant hilarant aussi), un titre aussi absurde que le scénario de la bande dessinée de Fabcaro. Zaï zaï zaï zaï ou l'histoire, qui certes ne va pas très loin, d'un homme poursuivi par la police et les médias car il se présente à la caisse d'un magasin en ayant oublié sa carte de fidélité dans son autre jean mis au sale. Rien que ça, ça vaut toutes les idées du monde. On aperçoit déjà la moquerie sous-jacente de la société qui se profile, à notre plus grand plaisir. Je crois que ce que j'ai préféré par dessus tout, c'est la structure des planches indépendantes les unes des autres qui déploient l'histoire en petits sketchs souvent saugrenus et encore plus souvent drôles. Bravo Fabcaro. 6 pieds sous terre éditions

Le discours (Fabrice Caro)

La vie est un porte-serviettes Adrien est sommé par son futur beau-frère de prononcer un discours pendant le repas de mariage de sa soeur. Ça tombe vraiment mal, c'est la dose de stress en trop alors qu'il attend des nouvelles de Sonia, qui s'octroie une pause dans leur couple depuis 38 jours ... Les romans introspectifs sont évidemment ceux que je préfère. Alors quand ils sont drôles, ce n'est que du bonus. Dans Le discours , plus que de l'humour pur, il s'agit surtout d'une sorte d'esprit absurde et décalé qui, chez moi, a fait mouche presque à chaque fois. Il est fondé sur un sens aigu de l'observation des petits travers de la société et de nos interactions avec familles et amis, êtres humains si proches de nous depuis toujours mais de plus en plus difficiles à comprendre avec les années. Mais ce roman n'aurait pas pu totalement me plaire s'il n'avait été que drôle. La causerie intérieure et désespérée d'Adrien au cours d'un re...