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Affichage des articles associés au libellé - Romans historiques

Les adieux à la reine (Chantal Thomas)

C’est plus Versailles ici Chantal Thomas, auteure adepte du 18ème siècle, intègre l’intrigue de son roman Les adieux à la reine  aux journées du 14 au 16 juillet 1789 à Versailles. La rumeur puis la confirmation de la prise de la forteresse de la Bastille par la foule parisienne, provoque un vent de panique (ou d’espoir pour les domestiques) dans les couloirs du château royal. La vérité historique semble avoir été assez respectée et cela même si l'auteure brode autour de celle-ci, une intrigue romanesque. La narratrice est le personnage fictif d’Agathe-Sidonie Laborde, lectrice de Marie-Antoinette, fascinée par la souveraine, elle-même très attachée à sa favorite Gabrielle de Polignac. Aussi détestée que le roi est aimé, elle souhaite s'exiler, au moins momentanément. Louis XVI en décidera autrement … Au delà des enjeux intéressants d’une cour assommée par les évènements et qui sent le vent tourner, ce qui m'a personnellement plu, c'est la proposition d’immersion dans ...

Par amour (Valérie Tong Cuong)

  De guerre lasse Par amour , énième roman sur la seconde guerre mondiale, se distingue de ses confrères par l'adoption du point de vue d'une famille havraise de 1939 à 1944. D'abord la cible de la Luftwaffe au moment de l'invasion, Le Havre, ville martyre, sera particulièrement bombardée par les Alliés pendant toute la guerre, jusqu'à ce terrible mois de septembre 1944 lorsqu'elle fut rasée à 80%, les Allemands s’étant barricadé pour empêcher la prise du port. Émelie, Muguette, Joffre, Jean et les autres seront tour à tour narrateur de leur histoire familiale empêtrée dans la grande Histoire qui leur tombe dessus. Ce procédé permet de développer les personnalités, de s’y attacher et de faire progresser la dramaturgie du récit. Déluges de bombes, exode, rationnement, lois discriminatoires, maladie, mort ... la tragédie familiale est totale. Et pourtant, comme tout ne peut pas être noir, il y a l'amour, celui pour son conjoint, ses enfants, sa famille, mais a...

L'inconnue du portrait (Camille de Peretti)

  Bouche-trou (de l'histoire de l'art) L’inconnue du portrait dispose de l'accroche parfaite. Si on apprécie un minimum la peinture, un coup d'oeil à la quatrième de couverture et ça y est, on est attrapé. "Le portrait d'une dame", un tableau peint puis repeint à nouveau par Gustav Klimt dans les années 1910 est volé à la fin du siècle avant de réapparaître en 2019 à la porte d’un musée. Et tout cela dans un mystère le plus complet. Camille de Peretti trouve là le prétexte idéal pour écrire un très beau roman en bouchant fictionnellement les trous de l'histoire de l'art. "Le syndrome de Stendhal, c’est le trouble physique et psychologique que peut provoquer une œuvre d’art." Quelques personnages du roman en seront victimes. Avec fluidité, sentiment et ce qu’il faut de poésie, l'auteure bâtit un livre à la fois roman historique, fresque familiale et enquête policière entre New-York et le vieux continent. Le romanesque y est à son com...

Le barman du Ritz (Philippe Collin)

  Mixologie Frank Meier a existé. Juif autrichien, Français de cœur, il a été barman du Ritz de 1921 à 1947 et a traversé les années de guerre derrière son bar à fréquenter les officiers allemands et le gratin parisien plus ou moins germano-compatible, tous ignorants de ses origines. Philippe Collin que j’aime écouter sur mon application Radio France a écrit un brillant roman sur sa vie, forcément romancé dans les détails mais, je crois, le plus proche possible de la réalité. Quel plaisir de traverser en lecture ces quatre années d'occupation à partir d’un angle inhabituel. L’Histoire par la petite lorgnette, c’est ce que je préfère.  Pourtant le Ritz n'est pas un endroit comme les autres à Paris mais bien un lieu à part qui semble avoir été le centre névralgique d'intrigues mondaines et politiques. J'ai aimé suivre mois après mois l'évolution de la situation à Paris, ainsi que le quotidien et l'état d'esprit du barman du Ritz, dans un premier temps favorabl...

Madelaine avant l'aube (Sandrine Collette)

  Il était une fois Le roman aurait pu commencer par "Il était une fois". Dans une région et à une époque indéterminées, une famille élargie vit dans leur hameau de trois maisons, une vie de perpétuel labeur en proie à l'arbitraire des seigneurs propriétaires et aux rigueurs et aléas des saisons. Ils courbent l'échine, espérant être oubliés, priant pour que la récolte soit bonne et que la famine les épargnera cette année encore. Ils n'ont pas d'autre choix que la résilience. Seule Madelaine, une gamine sauvage recueillie, développera une forme de refus de la fatalité.  Sandrine Collette, à mesure que je découvre ses romans, prend une place de choix parmi mes auteurs préférés. Elle a une habilité folle à raconter avec force et intensité des histoires pleines de noirceur et de violence en lui insufflant ce qu'il faut d'espoir, de poésie et d'humanité. Son écriture est admirable et son roman Madelaine avant l'aube sera l'une de mes plus belle...

Civilizations (Laurent Binet)

Colonisateur colonisé Autour de l'an mille, une poignée de Vikings quittent le Groenland et descendent jusqu'en Amérique centrale en apportant avec eux le fer et les chevaux. Lorsque Christophe Colomb débarque à la fin du 15ème siècle, ils se fait massacrer par un peuple armé contre l'adversité. Quelques décennies plus tard, l'empereur inca Atahualpa découvre la Santa Maria et prend la mer. Il débarquera bientôt à Lisbonne ... Quelle épopée ! La réécriture de l'Histoire avec l'idée de la colonisation inversée paraît vraisemblable. Le lecteur qui aime un tant soit peu l'Histoire va adorer découvrir l'avancée pas à pas de l'Inca et de sa suite dans l'Europe de Charles Quint et de François 1er. Laurent Binet a choisi pour son livre la chronique didactique qui prend la forme d'un carnet de bord inca en pleine découverte d'un nouveau monde barbare qui vénère un "dieu clouté". Ce format est à double tranchant. Il rappelle tellement l...

Maurice (E.M. Forster)

  Pour vivre heureux ... Angleterre, début du siècle dernier, Maurice est un jeune homme issu d'une respectable famille bourgeoise, conscient de son rang et de ses obligations familiales et sociales. À Cambridge où il fait ses études, il fait la rencontre de Clive, un jeune aristocrate. Leur amitié lui fera prendre conscience de ses véritables inclinaisons amoureuses. Trente-trois ans après, je relis le roman certes avec une émotion plus raisonnée car la vie est passée par là, mais le plaisir est resté le même. Celui de profiter d'une élégante romance à l'ancienne entre jeunes gens de bonne famille qui se vouvoient, et des réflexions pleines de justesse et de subtilité sur les codes et les inévitables transgressions de la bonne société édouardienne, notamment les conventions sociales sur le mariage et les distinctions de classe. Le roman est d'autant plus remarquable qu'il a été écrit en 1913-1914 quand bien même il a été publié en 1971, l'année qui suit le décè...

Le soldat désaccordé (Gilles Marchand)

Je n'étais pas parti la fleur au fusil Ce roman sur la guerre n'est pas tout à fait comme les autres. Pour conter l'histoire du soldat « désaccordé » par l'horreur de la « der des der », il convoque le romantisme, la poésie et le rêve au milieu de la violence des combats. Blessé physiquement, c'est surtout la tête de ce poilu, narrateur du récit, qui n'est plus indemne. Son esprit ne quittera jamais le front, ni tout à fait la guerre après l'armistice. Enquêteur privé pour le compte des familles à la recherche de leurs chers disparus, il va devenir petit à petit obsédé par l'histoire d'amour fou entre Émile et Lucie, îlot de beauté dans toute cette laideur. Une bouée de sauvetage pour lui qui a tout perdu à cause du conflit, sauf le droit de vivre la vie des autres par procuration, de la rêver, de s'y confondre.  J'ai aimé la constante ambivalence de ce roman qui fait cohabiter l'abomination des tranchées et de ses conséquences avec le ré...

Miroir de nos peines (Pierre Lemaitre)

Sauve qui peut La trilogie des enfants du désastre , ou le destin de quelques femmes et hommes entre (et pendant) les deux guerres, est une magnifique idée. Pas de saga familiale malgré le lien ténu entre certains personnages, histoire de créer une cohérence, mais la brillante peinture d'une France malmenée qui pourrait être destinée à ceux qui pensent que la nôtre est bien pire. Comme à son habitude, Pierre Lemaitre fait une entrée en matière détonante qui atteste de son énorme talent de conteur. Ce troisième tome m'a pourtant paru moins remarquable que les deux premiers, il n'en est pas moins prenant avec sa série de protagonistes qui, comme dans un bon Lellouche, vont converger les uns vers les autres à la fin. Chaque personnage est parfaitement écrit et inséré dans l'époque, celle de la drôle de guerre et de l'exode sur les routes des Français qui fuient l'arrivée des Allemands. Rien que pour cette fresque historique, Miroir de nos peines vaut toutes les h...

Là où rêvent les étoiles (Éric Marchal)

Les piliers de fer Le titre poétique de ce roman est une invitation au voyage : un voyage dans le temps entre 1863 et 1918 et principalement deux lieux : Grenade et Paris. Au centre du récit, il y a les époux Delhorme, l'une artiste et l'autre scientifique, et leurs trois jumeaux nés en plein palais de l'Alhambra avec l'aide de ... Gustave Eiffel, de passage dans le coin presque par hasard puisqu'il est en recherche de projets pour faire vivre son entreprise qui n'a pas fini de gagner en prestige. Éric Marchal confectionne un canevas romanesque qui se noue autour de cette famille fictive, bohème et humaniste qui croise le chemin de personnalités historiques, à une époque où les sauts de géant de la science et son application concrète dans la vie des gens ne laisse entrevoir que la face positive du progrès. Cette grande saga historique de plus de plus de 1000 pages possède un petit côté Les piliers de la terre , version 19ème siècle. Ponctuellement, j'ai pu t...

La trilogie berlinoise - Un requiem allemand (Philip Kerr)

Bernie à la chasse aux nazis  J'ai eu plus de mal à me plonger dans ce troisième volet de  La trilogie berlinoise que dans les deux premiers. Je mets ça sur le compte de la lassitude, le pavé comportant  quand même près de 1000 pages. Ce dernier tome est pourtant diablement intéressant. L'intrigue a l'immense avantage de se dérouler dans l'Allemagne et l'Autriche d'après-guerre alors que Berlin et Vienne sont occupées par les nations victorieuses de la seconde guerre mondiale. Le portrait de Berlin exsangue et en partie sous le joug des Soviétiques à la veille du blocus m'a particulièrement plu, malgré la difficulté à appréhender les forces en présence et les enjeux géopolitiques. La nouvelle enquête de Bernie Gunther, ancien SS durement éprouvé par les années de guerre et à nouveau détective privé, va le mener à Vienne. Par un jeu de manipulations et de faux semblants, il se retrouve malgré de lui aux trousses de hauts dignitaires nazis. Il est amené à se ...

Né d'aucune femme (Franck Bouysse)

La misérable Ce roman, au titre qui claque, raconte une histoire sombre et tragique qui a tout du conte manichéen comme du roman du 19ème siècle. Le destin effroyable de Rose n'a pas grand chose à envier à la Fantine de Victor Hugo. L'intrigue se passe d'ailleurs plus ou moins à la même époque - on l'apprend grâce à un détail au détour d'une phrase - dans une quelconque région rurale de France. Vendue par son père à des Thénardier de la pire espèce, la jeune fille ne va pas être à la fête, c'est le moins qu'on puisse dire. A tel point que l'intrigue a tendance à verser dans le misérabilisme et du coup à rendre la lecture oppressante malgré la tournure assez prévisible des évènements. Au moment du dénouement, une légère bise d'optimisme souffle enfin mais c'est à mon goût un peu trop rapide et pas très limpide. Pour autant, Né d'aucune femme est un sacré morceau de littérature. Il y a à la fois une forme de rudesse très terrienne et un souffl...

La trilogie berlinoise - La pâle figure (Philip Kerr)

Bernie à la rescousse Berlin, 1938, deux ans ont passé depuis l'enquête de L'été de cristal . Bernhard Gunther travaille maintenant avec un associé et les affaires sont bonnes dans une Allemagne nazie au climat de plus en plus délétère. À la demande non négociable de Heydrich, directeur de la Gestapo, notre compétent et audacieux détective privé réintègre la police criminelle pour tenter d'élucider le meurtre de jeunes Allemandes, comprenez aryennes. Appréhendant assez vite les enjeux et ressorts de l'affaire, il va mettre beaucoup de coeur à l'ouvrage pour tenter d'éviter aux Juifs de Berlin le pire. On connait la suite. Ce deuxième tome de La trilogie berlinoise m'a encore plus emballé que le premier car il a une intrigue plus facile à suivre. C'est utile pour apprécier pleinement un roman même si en l'occurrence parvenir à toucher du doigt le contexte historique et l'atmosphère de l'époque est à mes yeux le plus important. La pâle figur...

La trilogie berlinoise - L'été de cristal (Philip Kerr)

Bernie aux Jeux Olympiques Berlin, 1936, le Troisième Reich tente de faire bonne figure pour ne pas épouvanter les étrangers venus assister aux Jeux Olympiques. Les livres interdits réapparaissent dans les librairies et les ignominies anti-juives sont à peine tempérées. Ancien policier devenu détective privé, Bernhard "Bernie" Gunther est, lui, engagé par un riche industriel pour remettre la main sur collier de perles volé lors du double meurtre de sa fille et de son gendre. L'enquête se révèle rapidement hors normes et Bernie assez culotté pour se confronter au pouvoir en place, à la police et à la mafia locale. Ce premier tome est évidemment passionnant pour la peinture, en apparence réaliste, que Philip Kerr réalise de l'Allemagne de l'époque, avec la diversité de sa société écrasée par le national-socialisme mais loin d'être complètement acquise au Führer, Bernie en tout premier lieu. Le ton du roman est réjouissant avec de régulières fulgurances d'h...

Les cerfs-volants (Romain Gary)

A la poursuite du bleu Chez les Fleury on a de la mémoire. Don ou malédiction, Ludovic a hérité de cette caractéristique familiale et n'est pas près d'oublier Lila, une jeune aristocrate polonaise qu'il croise par hasard au détour de l'enfance … Les cerfs-volants ou le sort tumultueux d'un gamin au caractère intègre et entier, à l'image de celui de son oncle qui fabrique des cerfs-volants, symboles de liberté, d'espoir et de rêve, pour amuser les enfants et pour les faire voler très haut "à la poursuite du bleu".  Je serais bien en peine de donner un avis compétent sur le dernier roman de Romain Gary devenu un classique. Le point d'orgue de cette oeuvre est pour moi la brillante orchestration qu'il fait de l'occupation allemande, de l'arrivée de l'ennemi à la libération. Pour la captivante esquisse de la résistance dans le village normand de Cléry, avec ses rebondissements dramatiques. Et pour l'humanité, au sens l...

Couleurs de l'incendie (Pierre Lemaitre)

Plus rude sera la chute Pierre Lemaitre a souhaité transformer son essai après le gros succès critique et commercial de Au revoir là-haut et bien lui en a pris puisque le lecteur que je suis est ravi de connaitre la suite du destin de la famille Péricourt, et en l'occurrence celui de Madeleine, la soeur d'Édouard. Retrouvera-t-on Albert dans le dernier tome de la trilogie  Les enfants du désastre que l'écrivain semble vouloir compléter ? Couleurs de l'incendie est un excellent roman que j'ai personnellement aimé, voire peut-être préféré à son prédécesseur, prix Goncourt 2013, mais il frappera sûrement moins les esprits à cause de sa facture beaucoup plus classique. Sans, encore une fois, atteindre les sommets du champ de bataille de Au revoir là-haut , le roman commence par une scène forte. S'ensuit une descente aux enfers pour Madeleine qui, après avoir perdu son frère et son père, n'est pas au bout de ses peines. Comment va-t-elle surmonter tout ...

Ces rêves qu'on piétine (Sébastien Spitzer)

Devoir de mémoire(s) Avril 1945, dans la campagne allemande, une effroyable colonne de prisonniers juifs avance vers une mort quasi-certaine. À l'approche des alliés, hommes, femmes et enfants ont été évacués des camps d'extermination et jetés sur les routes. L'un d'eux transporte un rouleau de cuir contenant des lettres témoignant des horreurs de la Solution finale. Assise sur un tabouret au bord du chemin, une vieille comtesse les regarde passer, satisfaite. Elle sait ce qui les attend dans quelques minutes ... De son côté, Magda Goebbels, femme la plus révérée du troisième Reich, broie du noir au fond du Führerbunker alors que les Soviétiques investissent la ville. Elle a connu les plus belles heures de l'Allemagne nazie et sait maintenant que la guerre est perdue, qu'Hitler ne se rendra pas. Son mari, ses enfants et elle non plus … Deux récits ... mais en réalité bien plus d'histoires que ça puisque le rouleau de lettres pas...

Retour parmi les hommes (Philippe Besson)

Fuir pour mieux revenir Ce n'est rien de le dire, la suite du magnifique premier roman de Philippe Besson, En l'absence des hommes, se devait d'être à la hauteur pour raconter le récit de vie de Vincent après la tragique mort au combat de son amoureux dans une tranchée. J'avais en effet le sentiment que ce premier chapitre se suffisait à lui-même, que la magie de l'émotion ressentie face à l'extrême délicatesse de la correspondance entre Vincent et Arthur aurait du mal à se reproduire. Vincent a quitté Paris pour fuir son malheur, s'oublier dans l'effort et l'errance, s'anesthésier le cœur et la tête. Il voit l'Europe, l'Afrique, l'Asie ... L'écrivain raconte ce périple avec un peu trop de lyrisme et en utilisant des clichés qui m'ont fait lever les yeux au ciel et, dès le début, ont instillé la déception en moi pour le restant de la lecture. Le plaisir est tout de même de retour lorsque le jeune homme s'embarque par b...

En l'absence des hommes - Philippe Besson

Amour et patrie Vincent est un jeune aristocrate de 16 ans. Bien élevé, racé, séduisant, avec "une peau de fille". En cet été 1916, les hommes sont absents, ils sont sur le front du nord et de l'est de la France. Probablement pas pleinement conscient de l'horreur quotidienne des tranchées, il fait sa première sortie dans le beau monde parisien. Il est approché par Marcel Proust, un vieil écrivain "pas joli" qui décide de faire de l'adolescent, qui ne manque pas de maturité, son ami intime. Une relation ambiguë se noue sous les yeux scandalisés de tous. Le même jour, Vincent tombe dans les bras d'Arthur, le fils de la gouvernante, revenu en permission pour quelques jours. Quand cette belle et triste histoire débute, ils sont loin de d'imaginer à quel point ils sont liés les uns aux autres ... Et pendant ce temps, le lecteur que je suis, comme hypnotisé, déguste avec contentement le récit plein d'élégance du premier roman de Phili...

Neverhome - Laird Hunt

Combat intérieur En pleine guerre de Sécession, Constance est mariée à son cher Bartholomew mais quitte sa ferme de l'Indiana pour se battre aux côtés des soldats de l'Union du nord contre les confédérés du sud. Les femmes ne peuvent pas s'engager, elle se déguise donc en homme pour aller combattre, comme d'autres aussi l'ont fait durant cette période tourmentée de l'Histoire américaine. Pourquoi Constance, alias Galant Ash ? J'avoue n'avoir pas exactement compris. Pour remplacer un époux peu gaillard ? voir du pays ? assouvir ses pulsions viriles ? Il y a peut-être eu quelques éclaircissements à ceux qui ont lu mieux que moi entre les lignes, mais il est vrai que j'ai décroché assez rapidement de ce roman pourtant largement apprécié des lecteurs et de la critique littéraire. Rien à redire sur le style suggestif que j'ai jugé brillant mais le récit est une succession de rencontres et de conversations improbables avec toutes sortes d...