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Affichage des articles associés au libellé Amélie Nothomb

Soif (Amélie Nothomb)

  Le corps du Christ Amélie Nothomb a choisi ici un sujet ambitieux, polémique, voire casse-gueule. Elle est le Christ pendant sa Passion, c'est à dire pendant les dernières heures de sa vie entre son arrestation et sa mise au tombeau. Je pourrais dire que le narrateur est le Christ, mais pour moi à la lecture de Soif , c'est l'auteure que j'entends s'exprimer à la première personne du singulier. Qui d'autre ? Et elle est forte car, avec son habituel ton léger et son art consommé de la formule, avec un sens inné des idées aux considérations métaphysiques des plus limpides aux plus absconses, elle nous invite à la réflexion sur l'amour, la mort, la souffrance, la condition humaine et tout ce qu'on peut expérimenter quand on a un corps. Dieu ne pouvant ressentir tout cela, il a donc fourni tout ce qu'il faut à son fils le temps de son passage sur Terre. La soif, dont l'étanchement suffit au bonheur d’être incarné, prouve à elle seule l'existenc...

Frappe-toi le coeur (Amélie Nothomb)

Coeur gros Que dire du vingt-sixième roman d'Amélie Nothomb ? La même chose que d'habitude en fait. Plutôt assez sobre dans la forme cette fois-ci, il est fluide et se lit évidemment comme on boit un Champagne rosé frais et finement pétillant. Comme d'habitude aussi, on rêverait d'une intrigue davantage développée autour de la bonne idée de départ largement sous-exploitée. Mais au bout du compte, le mieux n'est-il pas de se faire une raison et d'accepter la signature Amélie Nothomb telle qu'elle est ? Sans cette empreinte caractéristique, sans son apparente désinvolture, peut-être s'arracherait-on moins l'édition annuelle de notre écrivaine belge gentiment barrée. Le cru 2017 n'est d'ailleurs pas son plus mauvais. Il aborde, avec le sens de la formule, des thèmes comme l'envie, l'apparence, la parentalité, l'ambition, l'admiration ...  en nous racontant Diane, jeune enfant puis jeune femme qui tente de se construir...

Riquet à la houppe - Amélie Nothomb

C'est quoi ce troll ? Amélie Nothomb se lit vite et bien. Sauf erreur de ma part, y compris Riquet à la houppe , j'ai lu 21 de ses 25 romans. Ceux sur lesquels j'ai fait l'impasse sont ses derniers car, malgré un indéniable talent d'écriture, j'étais arrivé à saturation de sa courte littérature aux scénarios bien trop embryonnaires. Riquet à la houppe , lui, m'est accidentellement tombé dans les mains et je n'ai pas résisté : je l'ai lu vite et bien. Est-ce que mes sensations ont récupéré une certaine virginité après quelques années d'abstinence ou s'agit-il simplement d'un bon cru ? Le style Nothomb est toujours un véritable petit régal. Quelques pages au début du roman sont particulièrement brillantes : la pensée narrative y est confiée au nourrisson Déodat qui, du haut de son couffin, constate et analyse finement ce qui l'entoure avec une construction bien au-dessus de son âge. Page après page, on ne peut que se laisser ...

Barbe bleue - Amélie Nothomb

Duel "pétillant" C'est devenu de l'ordre du quasi-rituel : je lis le dernier Amélie Nothomb en date dès qu'il me tombe sous la main. Il est vrai que c'est facile de se le permettre tant sa lecture en est rapide.  Les premiers romans de l'écrivaine belge étaient passionnants ('Stupeur et tremblements' et 'Biographie de la faim' me viennent à l'esprit) mais une véritable déception s'installait petit à petit ces dernières années.  Tuer le père , l'avant-dernier, avait, à ce jeu-là, gagné le pompon. Ses bouquins sont en effet de plus en plus courts et de moins en moins aboutis ; même sa plume est moins fantaisiste et spirituelle qu'auparavant. Résultat : 'Barbe bleue' m'a pris par surprise et j'ai passé un plutôt joli moment à le parcourir. C'est l'histoire de Saturnine, une jeune femme qui accepte une colocation avec un monsieur bien étrange dans un hôtel particulier p...

Tuer le père - Amélie Nothomb

J'ai écrit un certain nombre de billets sur les romans d'Amélie Nothomb. Je ne les ai pas relus, les billets, mais je suis presque sûr que mes impressions se sont dégradées avec le temps. Je trouve que son dernier roman est particulièrement décevant.   Commençons pour une fois par la forme. C'est bien sûr bien écrit et bien construit, mais il y a, je trouve, moins de style et de formules spirituelles que d'habitude et comme ce sont eux qui m'ont fait adorer les premiers Nothomb, je ne m'y retrouve pas. Et puis, il s'agit presque plus d'une nouvelle que d'un roman car je l'ai avalé en une heure. En découle ce que je lui reproche ces dernières années : le manque de consistance des intrigues, qui donnent du coup l'impression d'être bâclées. Comme voulez-vous accrocher le lecteur avec une histoire qui se finit à peine est-elle commencée ? L'écrivain pourr...

Le voyage d'hiver - Amélie Nothomb

Je viens de lire le dernier Amélie Nothomb en deux heures (c'est court). On y a droit tous les ans à la rentrée et j'ai le regret de dire que le cru de cette année n'est pas la hauteur de cette romancière belge allumée. Comme à chaque fois, pour enchanter son lecteur, elle privilégie la forme sur le fond par la recherche perpétuelle du bon mot, joliment et spirituellement tourné. Je suis pas contre, au contraire, mais plus ça va, moins le fond n'a d'importance. certains trouveront l'histoire intéressante mais pour moi cette histoire d'homme qui veut crasher un avion par frustration amoureuse n'est pas assez consistante, surtout quand on ne sait finalement pas à la fin s'il va y parvenir ou non. De plus, j'ai trouvé la plume moins brillante et surtout moins drolatique que les autres fois. Même le passage assez original sur le trip aux champignons hallucinogènes (du vécu ?) ne m'a pas transporté. Avis personnel...

Le fait du prince - Amélie Nothomb

  Traditionnellement, le dernier Amélie Nothomb sort en librairie à la rentrée de septembre. Comme je l'ai dit dans mes précédents billets sur ses romans, je suis souvent plus fan de ses qualités d'écriture que de l'histoire à proprement parler. Dans Le fait du prince , ça se confirme à nouveau. Un homme, chez qui un inconnu a le mauvais goût de mourir, prend l'identité de celui-ci. Il rencontre donc alors sa nouvelle épouse ... Le sujet et les situations sont souvent absurdes mais on s'en fiche, c'est la marque de fabrique de l'écrivaine. J'ai vraiment beaucoup apprécié la première partie du roman car, pour une fois, un suspense s'installe, le héros (et donc le lecteur) se demandant dans quoi il s'embarque. Opportunité ou complot ? Du coup, la fin tombe carrément à plat, sacrifiée sur l'autel de l'absurde. C'est dommage ! Mais bon, c'est tout de même un plaisir de lire la plume légère et drolatique de Miss Nothomb...

Péplum - Amélie Nothomb

J'ai récemment lu Péplum d'Amélie Nothomb, livre court et assez original. Il s'agit, du début à la fin, d'un dialogue entre l'écrivaine et un scientifique/haut-dignitaire vivant en 2580, année où elle a été propulsée le temps d'une opération chirurgicale. Pourquoi ? Parce qu'elle est coupable d'avoir deviné que l'ensevelissement de Pompeï par l'éruption du Vésuve n'était pas dû au hasard. Elle a été provoquée par la main de l'homme comme cadeau aux archéologues du futur. Tout un programme ! Beau duel verbal que j'ai lu avec plaisir grâce à l'écriture facile et spirituelle d'Amélie Nothomb.

Ni d'Eve et d'Adam - Amélie Nothomb

    Les meilleurs romans d'Amélie Nothomb sont, à mon goût, ceux qui parlent d'elle comme "Stupeur et tremblement" et "Biographie de la faim". Contrairement aux romans où elle décrit des personnages complètement barrés ("Journal d'Hirondelle"...), je préfère le vécu et le réalisme des autres. Le dernier de Mademoiselle Nothomb est de ceux-là. Elle nous raconte, avec force broderie probablement, sa vie à son retour au Japon lorsqu'elle prenait des cours de japonais avant de rentrer dans la fameuse grande compagnie nipponne. Elle fut la fiancée d'un jeune japonais très épris d'elle. Comme toujours, l'intérêt de ses romans est plus sur la forme que sur le fond. Son style léger et spirituel fait mouche chez moi. La fin, pleine d'émotion, m'a beaucoup plu. Un plutôt bon cru au milieu d'une oeuvre assez inégale.          

Journal d'hirondelle - Amélie Nothomb

    J'avais déjà lu dix de ses quatorze premiers livres avant de commencer celui-ci, son quinzième. Je ne suis pas particulièrement accro au travail d'Amélie Nothomb, mais ses petites histoires plus ou moins autobiographiques se lisent bien et vite. La plume est légère, brillante et imagée. J'ai beaucoup aimé certains romans ("Stupeur et tremblement", "biographie de la faim") et d'autres avaient, à mon goût, un intérêt moyen. "Journal d'hirondelle" ou l'histoire racontée à la première personne du singulier, d'un homme qui s'épanouit en tant que tueur à gage pour réveiller sa libido, fait partie de la deuxième catégorie. Le sujet est original et dérangeant. C'est donc du 100% Nothomb, mais le livre est trop court pour bâtir une histoire qui puisse m'emporter. Je suis resté avec un goût d'inachevé dans la bouche.