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Articles

Affichage des articles associés au libellé - Romans contemporains d'ailleurs

L'ombre du vent (Carlos Ruiz Zafón)

  Pas d'amour sans mystère Rien que pour la poésie de son titre, on a envie de se plonger dans L'ombre du vent ... C'est aussi ainsi que s'appelle l'une des œuvres d'un certain Julián Carax que Daniel, jeune garçon barcelonais au milieu du 20ème siècle, déniche dans le "cimetière des livres oubliés", une bibliothèque secrète qu'il tient de son père qui le tient de son père ... Commence alors pour lui une quête obsessionnelle pour découvrir ce qu'il est advenu de l'auteur. Pourquoi un homme terrifiant et insaisissable souhaite-t-il se procurer tous les exemplaires des romans de Carax pour ensuite les détruire ? Au carrefour du policier, de la fresque historique, du mystère à l'ambiance gothique ou encore de la romance, ce grand récit romanesque foisonne de personnages et de rebondissements dans une Barcelone sombre et fantasmée. Il est d'une grande poésie un peu dark et torturée malgré l'omniprésence de sentiments positifs comme ...

Prochain arrêt (Alex Schulman)

  Train de vie Il est finalement assez inhabituel pour moi de choisir seul un livre sur un étal de librairie sans les avis d’Instagram ou de mon entourage. Pour  Prochain arrêt d'Alex Schulman, aucune réputation n'était arrivée jusqu'à moi, ce sont les première et quatrième de couverture ainsi que la nationalité suédoise de l'auteur qui ont fait pencher la balance. Ici point de thriller à la suédoise, j'ai le sentiment que le roman aurait tout aussi bien pu être de la littérature blanche française. Trois voyages dans le même train vers la même petite ville à trois époques différentes entre les années 70 et maintenant. Et une construction recherchée qui alterne les points de vue en donnant de l'épaisseur à la narration avec le défaut mineur de brouiller un peu le tableau d'ensemble. À moins que ce manque de fluidité et de clareté, qui n'a pourtant pas gâché ma lecture, soit là à dessein pour illustrer la lutte des personnages contre le manque, la solitud...

Ton absence n'est que ténèbres (Jón Kalman Stefánsson)

  L'amour et la mort Ce livre, c'est l'Islande immuable, profondément aimée par les Islandais, terre à la fois dure et généreuse, égarée sous l'assaut des éléments et des saisons, engloutie entre deux continents par le ciel et l’océan. Le labeur sans fin, l'amour qu'il faut savoir saisir, le temps qui passe, la finitude des choses et pourtant l'éternité du monde. Les générations se suivent, se répondent dans un dialogue permanent, fusionnent entre elles. Aux côtés de ses ancêtres, chacun marche vers son destin, « tissu des dieux » ou « flèche aveugle du hasard » ? Voilà ce que semble dire Ton absence n’est que ténèbres. une saga familiale ambitieuse, romanesque, nostalgique et magnétique. Elle contient l’âme islandaise et pourtant elle paraît universelle en touchant tout un chacun. Dit comme ça, ça a l'air parfait. mais c'est une lecture exigeante qui a failli me décourager. Surtout au début avec ses multiples personnages aux prénoms islandais dont i...

Ce que nous confions au vent - Laura Imai Messina

Allo ! En voilà un bien joli roman japonais même si techniquement parlant, il ne l'est pas puisque l'auteure est italienne et l'a écrit en italien. Laura Imai Messina a tout de même fait sa vie au Japon et a parfaitement intégré les codes de la littérature nipponne pleine de sensibilité, telle qu'elle plait à beaucoup d'entre nous. Il existe quelque part en montagne une cabine téléphonique d'où on peut appeler et converser avec ses chers disparus. Cela relève bien sûr de la pure technique thérapeutique car ici on ne baigne pas dans le fantastique. Yui et Takeshi ne se connaissent pas encore mais ils vont, chacun de leur côté, vouloir confier leur peine au vent. Ils se rencontreront. Comme prévu, le résultat est irréprochable de poésie et de délicatesse autour du thème du deuil. Éloge de la patience et du souvenir, il ne peut que toucher tout un chacun. En ce qui me concerne, j’ai beaucoup apprécié le roman en trouvant pourtant dommage que le récit se focalise au...

Le Jardin arc-en-ciel (Ogawa Ito)

Ordinary love Le jardin arc-en-ciel a la mérite d'aborder frontalement le thème de la famille homosexuelle et recomposée, des thèmes assez tabous au pays du soleil levant. Avec son sens habituel de la tolérance et de la bienveillance, Ito Ogawa a la bonne idée d'utiliser successivement la voix des quatre membres de la famille Takashima pour nous raconter leur attachante histoire familiale loin des vicissitudes du monde. La narration passe d'Izumi à sa compagne Chiyoko puis à chacun de leurs deux enfants en étirant le récit sur environ une vingtaine d'années. Des années de passion et d'espoir à celles de la douleur et du souvenir, en passant bien sûr par celles du bonheur, les plus nombreuses et les plus importantes dans l'esprit d'Ito Ogawa qui, dans tous ses romans, est en  recherche  perpétuelle  d'harmonie avec soi et avec les autres. À dire vrai, d'une lecture pourtant agréable, ce roman n'est pas mon préféré de l'auteure. Je crois que j...

Tant que le café est encore chaud (Toshikazu Kawaguchi)

Parce que c'est la règle Le Funiculi Funicula n’est pas un café comme les autres. Situé à l’abri des regards, en sous-sol d'un immeuble de Tokyo, il est peu fréquenté et cache un secret réputé n'être qu'une légende urbaine. Pourtant c'est vrai : on peut y voyager dans le passé. Mais juste le temps d’un café ... Dit comme ça, l'histoire peut paraître naïve et bancale. Et de fait, elle l'est un peu, l'écriture un peu maladroite ne l'aidant pas particulièrement en cela. Cependant en littérature, la magie n’a pas besoin de se justifier et encore moins d'être crédible. Le roman n'a nulle autre ambition que d'utiliser la veine fantastique pour charmer le lecteur avec les jolies histoires d'amour, d'amitié ou encore de famille de quatre femmes prêtent à jouer le jeu pour retrouver un être cher. L’émotion de « Tant que le café est encore chaud » m’a d'ailleurs saisi plutôt sur le tard. Il a fallu passer au moins la moitié du roman pou...

Le goûter du lion (Ogawa Ito)

Partir en paix Shizuku est atteinte d'un cancer incurable. Elle arrive dans l'île aux citrons pour devenir pensionnaire de la Maison du Lion qui, elle l’espère, l’aidera à aborder l’imminence du repos éternel ... Il m'est dorénavant difficile de louper les rendez-vous que Ito Ogawa nous donne depuis quelques années tant ils sont à chaque fois la promesse d'une histoire délicate, apaisante et lumineuse. C’est encore le cas cette fois-ci malgré un sujet compliqué : la fin de vie. La littérature de cette auteure japonaise trouve grâce à mes yeux car elle nous raconte toujours de jolies histoires dans lesquelles elle se débrouille pour introduire, l’air de rien, quelques tuyaux pour suggérer au lecteur de tendre vers une forme de sérénité. Mais elle le fait sans l’implicite injonction que contiennent les livres de développement personnel. Dans ses romans, on a aussi la sensation, en gardant bien en tête que le Japon ce n'est pas que ça, de toucher du doigt la culture ja...

Les années douces (Hiromi Kawakami)

Conter fleurette Tsukiko, célibataire trentenaire tokyoïte, travaille beaucoup et aime lever le coude le soir dans des bars à saké, seule ou accompagnée. Un étrange rituel va se mettre petit à petit en place lorsqu'au cours d'une soirée comme les autres, elle rencontre son ancien professeur de japonais au lycée. J'avoue ressentir un sentiment ambivalent concernant ce roman. Je l'ai aimé et il m'a déplu pour exactement la même raison : il est parfaitement japonais, presque davantage que ceux déjà lus (notamment ceux de Ito Ogawa). J'ai ressenti un dépaysement éminemment suave mais aussi reçu le gap culturel de plein fouet. Tout est japonais et si peu occidental chez Tsukiko et Matsumoto : les non-dits, la pudeur, la délicatesse, l'apparente absence d'affect mais aussi la maladresse, la brusquerie, l'excentricité ... Est-ce à cause de cela que j'ai ressenti assez peu d'empathie pour leur couple ? J'ai tout de même observé leur rapprochement...

La république du bonheur (Ogawa Ito)

Présidente ! Deuxième round en compagnie d'Hatoko, dite Poppo. Les talents d'écrivain public de la propriétaire de la papeterie Tsubaki font plus que jamais le bonheur de sa clientèle puisqu'elle sait choisir la bonne formulation, la bonne calligraphie, le bon papier, la bonne encre ou le bon timbre. L'attachante Poppo, la sagesse incarnée, aide les gens mieux qu'un psy et tire même ses propres leçons de vie de l'expérience des autres. Pourtant, dans La république du bonheur , sa toute nouvelle vie de famille prend le pas sur cet aspect du récit. Après un retour aux racines, la jeune Japonaise les ancre encore un peu plus dans cette terre sacrée de Kamakura, parsemée de sanctuaires et de temples. Avec son mari et sa belle-fille, elle continue à cultiver harmonie, altruisme et traditions. Le lecteur que je suis y trouve plus que jamais son compte. Je ne sais pas si une suite est prévue par l'auteure mais les bases d'un troisième tome sont bel et bien posé...

La papeterie Tsubaki (Ogawa Ito)

Vers la beauté Ito Ogawa est une auteure qui fait du bien. Avec La papeterie Tsubaki , on est à mes yeux à l'apogée de la simplicité dans le style et surtout dans le récit. C'est justement cette retenue qui fait du bien. Ici, il ne s'agit que d'amour de son métier, de calligraphie, de la beauté des objets et de la nature, du changement des saisons, des rites culturels qui apaisent, de la chaleur des relations humaines, etc... Ce n'est que raffinement et bienveillance mais étrangement, point de mièvrerie, juste de l'élégance à la japonaise, une convocation à la méditation beaucoup plus efficace chez moi que tout bouquin dit de développement personnel. Et puis quel plaisir de revoir Kamakura, paisible petite ville historique et sacrée que j'espère revoir bientôt, à deux pas de l'énorme Tokyo. On y est un peu hors du temps ... ici le temps d'un roman. Picquier Poche - page 179  Moi aussi, j'étais persuadée que l'écriture était le reflet de la pe...

Le dîner (Herman Koch)

Cartes sur table La couverture du format poche de ce roman néerlandais annonce la couleur. Sur fond de ciel bleu, un homard sur son assiette fixe froidement le lecteur, telle une métaphore du dîner de tous les dangers entre deux frères et leurs épouses. Paul, le narrateur, se rend à reculons dans un restaurant ridiculement chic (voir extrait ci-après) à la demande de son frère, un politicien de stature nationale. Malgré une aigreur palpable, le dîner commence avec une relative légèreté sous la forme d'une critique moqueuse des rapports sociaux. Ce n'est qu'après l'entrée que le plat de résistance est servi. L'heure est grave, les deux familles sont réunies pour discuter des agissements de leurs enfants. Dès l'apparition dans le récit de l'enjeu dramatique, un signal d'alarme s'est mis à se manifester en moi et la suite des évènements confirmera cette impression. La comédie sarcastique laisse place à une ambiance de thriller dont l'angle de vue m...

La fin des temps (Haruki Murakami)

Winter is coming Un informaticien de haut vol protège les données de ses clients grâce à une procédure unique, réputée inviolable, réalisée par son cerveau en état d'inconscience. Parallèlement, dans un autre espace-temps, un homme est séparé de son ombre contre sa volonté car il pénètre, sans qu'on sache pourquoi, dans une ville mystérieuse entourée de murailles au pied desquelles paissent des licornes. On imagine rapidement qu'il y a un lien entre ces deux récits. Mais lequel ? Ce roman est un curieux mélange de dystopie, héroic fantasy, horreur et thriller d'espionnage et il est justement captivant par son étrangeté. Il foisonne d'idées originales aux métaphores, lorsqu'il y en a, que je n'ai pas forcément saisies et les liens entre les deux histoires ont pu aussi m'échapper. Cela ne m'a pourtant pas empêcher de suivre l'intrigue car elle sait aussi prendre son temps. Elle regorge de détails quotidiens qui pourraient être ennuyeux mais qui tro...

Ce qui reste de nos vies (Zeruya Shalev)

Aujourd'hui est le premier jour … De ce roman, j'aime déjà beaucoup le titre. Ce qui subsiste des ruines de nos vies ou ce qui nous reste à vivre … Il illustre avec ambivalence et élégance l'esprit de cette longue narration intérieure à trois voix. La mère, la fille et le fils ... trois êtres liés par le sang mais que blessures et malentendus ont séparés. Hemda vit ses dernières heures, elle ressasse la rudesse de son père et le lac de sa jeunesse en bordure du désert, aujourd'hui disparu. Elle a toujours préféré son fils Avner à sa sœur Dina, qui en a toujours souffert alors que lui cherchait le regard de son père. Quand le manque nous construit davantage que tout ce qu'on nous a donné ... Les choix et les hasards nous drainent à leur suite faute de résistance et on se réveille à quarante ans passés comme englués dans une vie qui ne nous correspond plus. Il est déjà trop tard pour Hemda, sauf peut-être à encourager ses enfants dan...

Le restaurant de l'amour retrouvé (Ito Ogawa)

Sur mesure Après Les délices de Tokyo , il y a déjà presque deux ans, je me suis laissé tenter par une nouvelle douceur nippone sur un thème identique : la cuisine. En parcourant ces deux romans, on se rend compte de l'importance de la gastronomie au Japon. Nulle part ailleurs elle semble davantage pratiquée avec plus de sérieux, de concentration et de religiosité. On se met au fourneau comme on s'abîme en prière, pour rendre heureux ses invités et se donner à soi-même tout autant de bonheur. En tout cas, c'est le cas de Rinco, tellement choquée par le départ de son petit ami qu'elle en perd la voix et rentre dans son village natal pour ouvrir le restaurant de ses rêves. Chaque soir, grâce à l'aide de son ami Kuma, elle dresse une seule table et prépare le repas de ses convives du jour de manière personnalisée comme le ferait un artisan. Un véritable travail d'orfèvre qu'on découvre avec enchantement tant elle met du coeur à l'ouvrage, d'autan...

Les délices de Tokyo - Durian Sukegawa

Le langage du haricot Début 2016, sortait sur les écrans français Les délices de Tokyo (titre original あん ou An , littéralement "pâte de haricot Azuki"), un film que j'ai loupé m algré mon envie de le voir. Mais je viens en partie de me rattraper ces jours derniers en lisant le roman de l'écrivain japonais Durian Sukegawa ( ドリアン・スケガワ ) dont le long métrage est adapté. Comme je l'espérais, cette jolie histoire pleine d'humanité s'avale facilement avec plaisir et émotion. Sentarô travaille courageusement chaque jour pour produire et vendre des dorayaki dans un kiosque de quartier, près d'un cerisier qui rythme les saisons. Ne disposant pas d'un savoir-faire suffisant pour confectionner correctement la pâte de haricot Azuki qu'il doit étaler entre deux pancakes, il s'en fait discrètement livrer de l'industrielle. Lorsque Tokue, une vieille femme au doigts tordus vient lui proposer son aide, il commence par refuser avant de goû...

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire - Jonas Jonasson

  Carpe diem, ou la vie est courte   Ce best-seller suédois datant de 2009, et déjà adapté au cinéma, est un livre particulier qui m'a parfois enchanté mais également souvent un peu barbé. Pourtant, j'ai littéralement dévoré ses cent premières pages tant l'idée de départ de cette histoire abracadabrante et le ton comique du récit sont enthousiasmantes au plus haut point. Allan Karlsson, le jour de ses 100 ans, fait le mur de sa maison de retraite pour échapper à sa fête d'anniversaire. Carrément encore vivace pour son âge, il va mettre la Suède sans dessus dessous sans même vouloir le faire exprès et ainsi revivre un peu de l'esprit d'aventure qui a jalonné sa longue vie.   D'où la déception, forcément toute relative, quant à la suite. Le reste est moins intéressant car non seulement la suite des évènements n'est pas à la hauteur des premières heures de cette évasion haute en couleurs, mais l'auteur a la drôle d'idée de...

Le caveau de famille - Katarina Mazetti

L'amour vache Désirée et Benny n'en avaient pas fini avec nous. A la fin du premier tome de leur histoire 'Le mec de la tombe d'à côté', tout les séparait. Mais justement, malgré ça, ils ne parvenaient pas à se séparer, à se quitter une fois pour toute. Avoir un enfant ensemble leur semblait l'unique raison valable de relever le défi de supporter leurs différences malgré le lien magnifique qui les réunissait. Car la vie de Benny, éleveur de vaches laitières aux moeurs traditionnelles et celle de Désirée, bibliothécaire citadine et intello, n'ont pas grand chose en commun. Dans ce second épisode de leur histoire, Désirée tombe enceinte. Bonheurs et soucis vont envahir leur quotidien fait, comme d'autres millions de couples, de contingences matérielles et de difficiles concessions. J'ai aimé ce nouvel épisode ni plus ni moins que le premier, même s'il est plus pessimiste, moins léger dans le propos. L'auteur s'appesantit moins su...

Balzac et la petite tailleuse chinoise - Dai Sijie

Evolution culturelle   Un livre de poche d'occasion vite saisi des mains d'une amie qui venait de le finir, la curiosité pour un titre étrange qui n'aura empêché aucunement une adaptation au cinéma, une vague envie de dépaysement dans la Chine populaire le temps d'une courte lecture ... Chine, 1971, le narrateur a dix-sept et vit dans la montagne du Phénix du Ciel où il est en "rééducation" pour une durée indéfinie, pour ne pas dire infinie, parce qu'il est né d'une famille d'intellectuels bourgeois, ce qui consiste principalement à travailler dur dans les champs ou les mines de la montagne. Son grand ami Luo et lui vont croiser le chemin d'une jolie petite tailleuse et de quelques romans de littérature occidentale, strictement interdits sous le régime intransigeant de Mao Zedong. L'écrivain dresse un portrait saisissant de la Chine communiste dont les mécanismes totalitaires s'insinuent jusque dans les endroits les p...

Le chat qui venait du ciel - Hiraide Takashi

C'est la première fois que je lis un roman japonais et je serais bien en peine de dire s'il est représentatif de la littérature du pays du soleil levant ... Pourtant, je le soupçonne de l'être jusqu'à un certain point, tant il est zen, élégant et gracieux, c'est à dire comme ma vision de l'art japonais.   Le personnel central, qui est aussi le narrateur, et sa femme emmènage dans l'un des pavillons d'une ancienne demeure japonaise d'un quartier calme de Tokyo. Celle-ci est agrémentée d'un reposant et mystérieux jardin dans lequel se faufile le chat Chibi. Dans ce havre de paix, le couple goûte sa compagnie jour après jour et s'attache à lui ...   C'est le récit contemplatif, poétique, peu narratif, d'une maison, d'un jardin et des êtres qui s'y côtoient. Le chat ne vient pas du ciel, et encore moins de l'espace. Il est, on ne peut plus, normal. C'est ce qui donne ce roman à la l...

Le mec de la tombe d'à côté - Katarina Mazetti

Ce roman suédois (comme le nom de l'auteur ne l'indique pas) est un roman facile à lire sur les relations éternellement ressassées entre hommes et femmes. Désirée est l'archétype de la jeune femme urbaine et cultivée. Voisin de la tombe de son mari parti trop tôt, il y a Benny, un agriculteur aux priorités plus immédiates. Eux que tout oppose vont se regarder en chiens de faïence avant de tomber dans les bras l'un de l'autre et de vivre une passion aux bases sapées dès l'origine. Voilà, dans le fonds, il n'y a rien de plus original que ça dans ce roman qui plait à beaucoup de monde.   Un peu déçu sur le fond donc, mais ce n'est pas pour autant que j'ai réchigné à bouquiner cette littérature à l'écriture simple et spirituelle. Ca se lit tout seul et l'analyse psychologique des deux héros est bien sentie. On la capte parfaitement bien du fait de l'alternance des points de vue. En effet, à ...