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Articles

Affichage des articles associés au libellé Ito Ogawa

Le Jardin arc-en-ciel (Ogawa Ito)

Ordinary love Le jardin arc-en-ciel a la mérite d'aborder frontalement le thème de la famille homosexuelle et recomposée, des thèmes assez tabous au pays du soleil levant. Avec son sens habituel de la tolérance et de la bienveillance, Ito Ogawa a la bonne idée d'utiliser successivement la voix des quatre membres de la famille Takashima pour nous raconter leur attachante histoire familiale loin des vicissitudes du monde. La narration passe d'Izumi à sa compagne Chiyoko puis à chacun de leurs deux enfants en étirant le récit sur environ une vingtaine d'années. Des années de passion et d'espoir à celles de la douleur et du souvenir, en passant bien sûr par celles du bonheur, les plus nombreuses et les plus importantes dans l'esprit d'Ito Ogawa qui, dans tous ses romans, est en  recherche  perpétuelle  d'harmonie avec soi et avec les autres. À dire vrai, d'une lecture pourtant agréable, ce roman n'est pas mon préféré de l'auteure. Je crois que j...

Le goûter du lion (Ogawa Ito)

Partir en paix Shizuku est atteinte d'un cancer incurable. Elle arrive dans l'île aux citrons pour devenir pensionnaire de la Maison du Lion qui, elle l’espère, l’aidera à aborder l’imminence du repos éternel ... Il m'est dorénavant difficile de louper les rendez-vous que Ito Ogawa nous donne depuis quelques années tant ils sont à chaque fois la promesse d'une histoire délicate, apaisante et lumineuse. C’est encore le cas cette fois-ci malgré un sujet compliqué : la fin de vie. La littérature de cette auteure japonaise trouve grâce à mes yeux car elle nous raconte toujours de jolies histoires dans lesquelles elle se débrouille pour introduire, l’air de rien, quelques tuyaux pour suggérer au lecteur de tendre vers une forme de sérénité. Mais elle le fait sans l’implicite injonction que contiennent les livres de développement personnel. Dans ses romans, on a aussi la sensation, en gardant bien en tête que le Japon ce n'est pas que ça, de toucher du doigt la culture ja...

La république du bonheur (Ogawa Ito)

Présidente ! Deuxième round en compagnie d'Hatoko, dite Poppo. Les talents d'écrivain public de la propriétaire de la papeterie Tsubaki font plus que jamais le bonheur de sa clientèle puisqu'elle sait choisir la bonne formulation, la bonne calligraphie, le bon papier, la bonne encre ou le bon timbre. L'attachante Poppo, la sagesse incarnée, aide les gens mieux qu'un psy et tire même ses propres leçons de vie de l'expérience des autres. Pourtant, dans La république du bonheur , sa toute nouvelle vie de famille prend le pas sur cet aspect du récit. Après un retour aux racines, la jeune Japonaise les ancre encore un peu plus dans cette terre sacrée de Kamakura, parsemée de sanctuaires et de temples. Avec son mari et sa belle-fille, elle continue à cultiver harmonie, altruisme et traditions. Le lecteur que je suis y trouve plus que jamais son compte. Je ne sais pas si une suite est prévue par l'auteure mais les bases d'un troisième tome sont bel et bien posé...

La papeterie Tsubaki (Ogawa Ito)

Vers la beauté Ito Ogawa est une auteure qui fait du bien. Avec La papeterie Tsubaki , on est à mes yeux à l'apogée de la simplicité dans le style et surtout dans le récit. C'est justement cette retenue qui fait du bien. Ici, il ne s'agit que d'amour de son métier, de calligraphie, de la beauté des objets et de la nature, du changement des saisons, des rites culturels qui apaisent, de la chaleur des relations humaines, etc... Ce n'est que raffinement et bienveillance mais étrangement, point de mièvrerie, juste de l'élégance à la japonaise, une convocation à la méditation beaucoup plus efficace chez moi que tout bouquin dit de développement personnel. Et puis quel plaisir de revoir Kamakura, paisible petite ville historique et sacrée que j'espère revoir bientôt, à deux pas de l'énorme Tokyo. On y est un peu hors du temps ... ici le temps d'un roman. Picquier Poche - page 179  Moi aussi, j'étais persuadée que l'écriture était le reflet de la pe...

Le restaurant de l'amour retrouvé (Ito Ogawa)

Sur mesure Après Les délices de Tokyo , il y a déjà presque deux ans, je me suis laissé tenter par une nouvelle douceur nippone sur un thème identique : la cuisine. En parcourant ces deux romans, on se rend compte de l'importance de la gastronomie au Japon. Nulle part ailleurs elle semble davantage pratiquée avec plus de sérieux, de concentration et de religiosité. On se met au fourneau comme on s'abîme en prière, pour rendre heureux ses invités et se donner à soi-même tout autant de bonheur. En tout cas, c'est le cas de Rinco, tellement choquée par le départ de son petit ami qu'elle en perd la voix et rentre dans son village natal pour ouvrir le restaurant de ses rêves. Chaque soir, grâce à l'aide de son ami Kuma, elle dresse une seule table et prépare le repas de ses convives du jour de manière personnalisée comme le ferait un artisan. Un véritable travail d'orfèvre qu'on découvre avec enchantement tant elle met du coeur à l'ouvrage, d'autan...