Chez lui, ailleurs Je connais bien les romans de Douglas Kennedy, ses récits et témoignages un peu moins. Celui-ci m'a tout de suite tenté car il semblait approfondir la relation ambigüe que l’écrivain américain entretient avec son pays et qui transpire dans chacun de ses romans. Les États-Unis sont clairement le sujet de "Ailleurs, chez moi". Avec clarté et sans aucune complexité sociologique ou politique, il explique comment l’Amérique en est arrivée à voir co-exister deux pays en un dans une sorte de préquel de son récent roman Et c'est ainsi que nous vivrons. Dans cette dystopie, les Etats-Unis sont politiquement coupées en deux avec Minneapolis (!) en zone neutre. Compte tenu du titre que l’on peut interpréter de deux façons, et sans être déçu pour autant, je m’attendais à voir l’auteur davantage évoquer sa double nationalité américaine-irlandaise, sa relation avec l’Europe qu’il connaît très bien pour y passer une grande partie de son temps, et donc la dualité...